Engagée à prendre part à la force multinationale en Haïti, la Jamaïque commence à prendre des mesures pour déployer dans un bref délais leurs troupes sur le territoire ravagé par les violences des gangs armés. Actuellement, des officiers supérieurs des forces jamaïcaines sont présents dans le pays pour évaluer la situation avant le déploiement.
Alors que la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS) commence à se mobiliser dans la capitale haïtienne notamment avec l’arrivée de deux contingents de policiers du Kenya, ayant le leadership de la mission, d’autres nations engagées à y prendre part commencent à bouger le petit doigt. En effet, trois jours après le déploiement du deuxième groupe de troupes kenyannes, des responsables des forces jamaïcaines sont arrivés en Haïti.
Reçus à l’Aéroport International Toussaint Louverture par le Commandant kényan de la force multinationale, ces officiers supérieurs du pays des Caraïbes, membre de la Communauté Caribéenne, sont venus évaluer la situation avant le déploiement de leurs troupes dans le cadre de la mission appelée à soutenir la Police Nationale d’Haïti dans sa lutte contre le grand banditisme.
Il faut souligner que la Jamaïque au côté de plusieurs autres pays de la CARICOM se sont engagées à mobiliser conjointement environ 300 policiers en Haïti dans le cadre de la mission multinationale approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ces agents ont bénéficié, en avril dernier, d’une formation qui s’étend sur un mois, des Forces armées canadiennes (FAC).
Tenue en terre jamaïcaine, la formation continue, baptisée opération Hélios, consistait à offrir de l’instruction sur des compétences en maintien de la paix et en premiers soins dans des situations de combat en zones hostiles.
Il faut aussi noter que depuis l’arrivée des policiers kenyans à Port-au-Prince, aucune opération de grande envergure n’est encore menée pour stabiliser le pays. Lors d’une adresse à la nation, mercredi soir, le chef du gouvernement de transition, Dr Garry Conille a décrété l’état d’urgence sécuritaire sur 14 communes des départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Ce qui permettra aux forces de l’ordre de sévir sans faire face à certaines limites imposées par les lois haïtiennes.