Un nouveau rapport du RNDDH révèle qu’au moins une soixantaine de personnes ont été victimes, en seulement 8 mois, dans les attaques perpétrées par trois gangs armés qui sévissent dans les communes de Carrefour et de Gressier.
Les violences perpétrées par les gangs armés criminels se poursuivent dans la région métropolitaine ainsi que dans d’autres villes de province. Si les bandits criminels ont déjà assiégé 80% de la capitale haïtienne, des communes environnantes sont maintenant devenues les cibles. À Carrefour et à Gressier, situées à l’entrée Sud de Port-au-Prince, les attaques des individus armés ont déjà fait une soixantaine de victimes en 8 mois. C’est ce qu’a révélé un rapport du Reseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
“Les données combinées de la presse, des visites de terrain et des victimes qui se sont présentés ont permis de recenser au moins soixante-six (66) personnes assassinées ou portées disparues de janvier à juillet 2024”, a indiqué le RNDDH.
Selon l’organisme de défense des droits humains, parmi les victimes 4 agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), 15 femmes, une mineure et 12 personnes âgées de 60 à plus de 80 ans ont été recensées soulignant que pour les deux communes situées dans la périphérie sud de Port-au-Prince, les autorités policières et judiciaires sont complètement dépassées par la situation.
Dans le document de 22 pages rendu disponible, le Réseau National de Défense des Droits Humains dénombre au moins 46 femmes et filles victimes de violences sexuelles dans les deux communes prises d’assaut par les gangs armés criminels qui sévissent à l’entrée Sud de la capitale haïtienne.
Par ailleurs, le RNDDH a révélé que des centaines de maisons ont été vandalisées, incendiées ou occupées par les individus armés contraignant ainsi la population civile à abandonner ces zones pour se réfugier dans des centres d’hébergements provisoires.
En réponse à l’escalade de violences dans les deux communes précitées, l’organisme qui lutte pour la défense des droits humains exhorte les autorités à renforcer la présence policière afin que l’institution puisse reprendre le contrôle des zones contrôlées par les bandits.
Il faut souligner que depuis plusieurs mois, la commune de Carrefour est livrée à elle-même. Aucune présence policière n’est constatée dans les deux infrastructures policières notamment le sous-commisasriat et l’Oméga. À diverses reprises, des localités de la zone sont sous tension où des personnes se font tuer ou blesser. C’est aussi le cas pour la commune de Gressier.