Le Canada prend des mesures de sécurité face à la déportation massive aux États-Unis

Justin Trudeau

Face à la déportation massive de migrants jugés en situation irrégulière entamée aux États-Unis, dans le cadre de la politique migratoire de la nouvelle administration de Donald Trump, le Canada a pris des mesures de sécurité sur la frontière américano-canadien.

Alors que la déportation massive des migrants jugés en situation irrégulière bat son plein aux États-Unis, nombreux sont les ressortissants haïtiens et d’autres nations en terre américaine qui sont pris de panique car ils sont concernés par les mesures anti- migratoires prises par l’administration de Trump. Face à cette nouvelle tendance migratoire qui prend effet, certains projettent même de se rendre de l’autre côté de la frontière nord.

Face à cette situation, le Canada a pris des mesures visant à sécuriser sa zone frontalière avec les États-Unis en investissant 1,3 milliards de dollars. Une somme colossale qui permet à Ottawa de s’approprier en drones pouvant aider à surveiller toute la ligne frontalière afin d’intercepter tout migrant fuyant les mesures de la nouvelle administration américaine pour se rendre sur le territoire canadien.

Avant les mesures prises par l’administration de Trump en ce qui concerne la déportation massive des migrants jugés en situation irrégulière, le nouveau président américain, qui suspectait une voie migratoire irrégulière sur la frontière nord, reprochait le voisin du Nord sa complaisance dans la gestion de sa zone frontalière.

Le Président républicain reprochait les autorités canadiennes de ne pas bloquer assez les migrants, surtout mexicains, qui n’avaient pas d’obligations de visas pour venir au Canada, et qui pourtant arrivaient sur le sol canadien en prenant l’avion depuis le Mexique pour finalement se rendre aux États-Unis.

Selon le Président américain, Donald Trump, cette voie migratoire irrégulière sur la frontière nord a permis à de nombreux migrants en situation irrégulière de fouler le territoire américain. Une voie migratoire illégale, à en croire l’élu américain, qui pourrait compromettre la nouvelle politique mise en place depuis une semaine.

Alors que les États-Unis et le Canada avaient renégocier l’Entente sur les tiers pays sûrs qui demeure en vigueur, les personnes qui traversent la frontière canado-américaine ne pouvaient pas se rendre dans un poste frontalier fixe, mais utilisaient des voies frontalières irrégulières pour se rendre au Canada.

Il faut souligner que l’Entente signé entre les États-Unis et le Canada n’admettait pas les migrants traversant la frontière nord à faire une demande d’asile à moins de satisfaire à l’une des exemptions ou exceptions en vertu de l’ETPS.

Les exceptions prévues par l’Entente prennent en considération l’importance de l’unité familiale, l’intérêt supérieur de l’enfant et l’intérêt public. Au cas où le demandeur d’asile se présenterait sans répondre à l’une de ces obligations, il serait renvoyées aux États-Unis.

Depuis la mise en vigueur de l’Entente sur les tiers pays sûrs, le Canada recevait quotidiennement plus de 350 demandes d’asile de migrants provenant des États-Unis. Avec la fermeture du Chemin Roxham, seulement une douzaine de migrants demandaient l’asile préférant davantage les voies frontalières irrégulières.

Depuis plus d’une semaine, un mouvement migratoire vers le canada prend davantage forme avec les ressortissants haïtiens présents aux États-Unis.

La semaine dernière , les agents de la Police frontalière canadienne ont secouru une femme migrante inconsciente après avoir survécu une heure de marche à moins dix degrés dans la neige. Six jours auparavant, six migrants haïtiens dont une fillette de neuf ans ont également été secourus par les gardes-frontiers américains. Ils marchaient vers le Canada pour échapper à la déportation massive entamée par les États-Unis.

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