Affaire BNC : l’ECC estime que la décision de la Cour d’appel ne pourrait influencer l’instruction

Credit photo Ticket Mag

Deux jour après que la Cour d’appel de Port-au-Prince s’est prononcée sur l’instruction de l’affaire accablante de la BNC, impliquant trois membres du Conseil Présidentiel de Transition, l’Ensemble contre la Corruption (ECC) a estimé que la décision du plus haut tribunal de Port-au-Prince ne pourrait influencer l’instruction du juge Benjamin Felismé.

Alors que plus d’un s’attendaient à ce que la justice poursuive les conseillers présidents, Emmanuel Vertilaire, représentant de la plateforme Pitit Desalin ; Dr Louis Gérald Gilles, de l’Accord du 21 Décembre ; ainsi que Smith Augustin, de la coalition RED, EDE et Compromis Historique, en ce qui concerne leur implication dans l’affaire de la Banque Nationale de Crédit (BNC), éclaboussant davantage le Conseil Présidentiel de Transition , la Cour d’appel a finalement rendu son verdict mercredi.

En effet, selon le plus haut tribunal de Port-au-Prince, les trois membres de la structure présidentielle ne peuvent comparaître devant le juge instructeur, Benjamin Felismé en raison de leur statut de président. Une décision de justice qui ne fait pas unanimité notamment au niveau des structures qui luttent contre la corruption.

Intervenant ce vendredi 21 février 2025 à l’émission “Panel Magik”, la responsable de la plateforme Ensemble contre la corruption (ECC), Mme Marie Auguste Ducéna a expliqué que l’arrêt mercredi de l’ordonnance de la Cour d’appel ne pourrait en cas aucun influencer l’instruction du juge Benjamin Felismé.

« L’arrêt de l’ordonnance de la Cour d’appel ne pourrait en aucun cas influencer l’instruction du juge Benjamin Felismé », a expliqué la responsable de l’organisme qui lutte contre la corruption dans l’administration publique.

Parallèlement, Mme Ducéna a souligné que le magistrat Felismé en charge de l’affaire accablante n’a jamais cessé son instruction dans un contexte où la structure présidentielle est davantage critiquée par la nation toute entière qui demande des comptes.

L’affaire troublante de la Banque Nationale de Crédit (BNC) qui discrédite le CPT a surgit lorsque l’ancien Président du Conseil administratif de l’institution bancaire, Raoul Pierre-Louis avait révélé qu’il a été soudoyé par trois conseillers présidents qui lui réclamaient un montant de 100 millions de gourdes pour le maintenir dans son poste.

Alors que le dossier eclaboussait davantage le CPT, le Premier ministre dès lors, Dr. Garry Conille avait exhorté l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) à mener une enquête. Plusieurs semaines après, l’institution avait publié son rapport dans lequel il avait indexé plusieurs personnalités dont les représentants de la coalition (RED-EDE-Compromis Historique), du parti politique Fanmi Lavalas et celui de la plateforme politique Pitit Desalin au Conseil Présidentiel de transition.

Depuis l’affaire avait été transmis au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince où le juge Benjamin Félismé avait commencé l’instruction en convoquant les concernés. Mercredi, la Cour d’appel a fait savoir que la décision du magistrat n’est pas conforme à la constitution de 1987, et a ordonné ce dernier de surseoir à toute enquête sur cette affaire.

Par ailleurs, Rosie Auguste Ducéna a estimé que l’ordonnance de la Cour d’appel est un acte de lâcheté dans un sens qu’elle n’aide pas dans la bataille contre la corruption dans l’administration publique.

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