Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé et le Directeur Général a.i., de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH), Rameau Normil sont apparus en public ce lundi arborant un large sourire alors qu’ils sont côte à côte. Pourtant, des informations laissaient croire qu’ils sont à couteaux tirés.
Alors que tout laissait croire évidemment que le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, et le Directeur Général a.i., de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH), Rameau Normil, sont à couteaux tirés, la Primature a partagé ce lundi 24 mars sur ses réseaux sociaux des clichés montrant les deux hommes qui arborent de larges sourires alors qu’ils se trouvent l’un à côté de l’autre.
S’agit-il d’une alliance de façade dans un contexte où leur coopération sont plus que nécessaires pour résoudre la crise sécuritaire ? Ou d’une bonne entente dont le résultat serait bénéfique pour la population haïtienne fatiguée d’être victime des violences perpétrées par les bandes criminelles ?
Dans un communiqué publié sur son compte X, la Primature a indiqué que les deux responsables ont eu l’occasion d’inspecter ensemble un échantillon de nouveaux matériels qui seront bientôt livrés à la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour renforcer ses capacités opérationnelles.
Dans des clichés partagés par la Primature, on peut effectivement voir M. Fils-Aimé et M. Rameau qui procède à l’inspection des matériels, notamment des drones explosifs, un dispositif désormais utilisé par les forces de l’ordre pour stopper les gangs terroristes qui sévissent dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.
L’apparition en public des deux hommes est saluée par plus d’un qui estiment que ces derniers doivent travailler d’un commun accord pour répondre efficacement aux exigences sécuritaires de l’heure. D’autres estiment que cela ne changera pas la situation puisqu’il s’agit tout simplement d’une alliance de façade. Pour l’heure, rien ne confirme ou réfute leur thèse.
Il faut seulement souligner que depuis plusieurs semaines, on a l’impression que le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) est déchiré par des luttes fratricides motivées par des intérêts politiques. Une situation que les bandits armés terroristes paraissent profiter pour intensifier leurs violences dans une capitale haïtienne livrée à elle-même.