Afin de renforcer les efforts de rapatriement des Haitiens, le président dominicain Luis Abinader a livré lundi 50 camions et huit bus à la Direction générale des migrations (DGM). Ce don survient dans un contexte où les autorités concernées appliquent une quinzaine de mesures.
Depuis que le président dominicain Luis Abinader a annoncé une quinzaine de mesures afin de renforcer les contrôles d’immigration en République Dominicaine, c’est tout le pays qui semble mobilisé pour déporter massivement tous ceux qu’il estime être de nationalité haitienne. Depuis environ une semaine, les migrants haïtiens mènent la vie dure en terre voisine où ils sont pourchassés même dans l’enceinte des centres hospitaliers et autres endroits.
Afin de renforcer les efforts de rapatriement des Haitiens et compliquent davantage le sort de ces derniers en terre voisine, le président dominicain Luis Abinader a livré ce lundi 50 camions et huit bus à la Direction générale des migrations (DGM). Des matériels roulants qui vont permettre la multiplication des contrôles d’immigration en République Dominicaine afin d’intercepter davantage de ressortissants haïtiens jugés en situation irrégulière.
« Cette nouvelle flottille renforce notre capacité opérationnelle et notre compétence », a déclaré le vice-amiral Luis Lee Ballester, directeur de l’immigration, soulignant que la DGM disposera d’un total de 118 unités de transport pour mener à bien des opérations d’immigration à l’échelle nationale.
Ballester a aussi indiqué que les nouveaux camions de contrôle de l’immigration ont la capacité de contenir au moins 38 personnes. Alors que les bus peuvent accueillir 51 personnes.
Par ailleurs, le directeur de l’immigration réitéré l’engagement de l’institution qu’il dirige a poursuivre l’application de la loi pour garantir le traitement et les droits humains des migrants sans papiers.
À noter qu’hier la Direction générale des migrations (DGM) a rapporté avoir arrêté 1 122 Haïtiens sans papiers et expulsé 1 044 autres par divers postes frontaliers avec Haïti dans un contexte où à l’ouest de l’île les violences perpétrées par les gangs armés terroristes ont intensifié ces dernières semaines.