Dans un contexte de violence croissante en Haïti notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans certaines villes de province, l’ONU a imposé ce mercredi des sanctions à de nouveaux gangs armés qui opèrent à travers le pays.
La coalition de gangs la plus puissante d’Haïti dénommée « Viv Ansanm », et un autre groupe armé terroriste opérant dans le département de l’Artibonite connu sous l’appellation de « Gran Grif » ont été ajoutés ce mercredi 9 juillet à la liste des sanctions mondiales des Nations Unies.
L’inscription de ces deux groupes armés qui terrorisent quotidiennement la population haïtienne fait suite à la décision de l’administration Trump de les désigner comme terroristes étrangers et internationaux.
Les membres de la coalition terroriste « Viv Ansanm » contrôle plus de 85% de l’aire métropolitaine malgré la présence des forces de l’ordre dans plusieurs localités. Dans l’Artibonite et le Plateau Central, des gangs ont commencé à s’emparer de plusieurs quartiers, contraignant ainsi la population civile à abandonner leurs domiciles. Une situation qui augmente le nombre de déplacés internes à travers la nation des Caraïbes minée par l’insécurité grandissante.
Seulement cette année, plus de 2 000 personnes ont été tuées dans des violences liées aux gangs, selon les Nations Unies, et autres organisations haïtiennes de défense des droits humains. Les activités criminelles ont aussi provoqué la destruction de biens et infrastructures notamment dans la capitale haïtienne.