Le Directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance a affirmé lundi qu’il n’y a pas eu de coup d’État au sein du Conseil Présidentiel de transition (CPT) contrairement à ce qu’a laissé entendre une publication de la primature.
Depuis le début du weekend écoulé, des informations provenant des sources proches du Conseil Présidentiel de transition (CPT) laissent entendre que la tension est à son comble au sein de la structure présidentielle de neuf membres. Des secteurs représentés au panel présidentiel cherchent à tout prix d’évincer le chef du gouvernement, à l’approche de l’installation d’un nouveau coordonnateur.
Si les rumeurs courent bon train, dans une publication, la Primature a même confirmé l’intention de certains au sein du CPT de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, allant même jusqu’à fomenter un coup d’État.
Intervenant ce lundi sur les ondes de la Radio Magik9, le Directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a affirmé qu’il n’y a pas eu de coup d’État au sein du Conseil Présidentiel de transition (CPT).
« Il n’y a pas eu de coup d’État au sein du CPT contrairement à ce qu’a laissé entendre une publication de la primature. » a-t-il soutenu à l’émission Panel Magik, soulignant des tentatives de pot-de-vin pour favoriser le remplacement du Premier ministre.
Parallèlement, le défenseur des droits de l’homme en Haïti a souligné cité le responsable de la plateforme « Pitit Desalin », Moïse Jean Charles, comme l’un des acteurs de la transition politique qui veut renverser le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
M. Espérance a toute fois précisé que le représentant de son parti au CPT, Emmanuel Vertilaire, n’est pas favorable à cette démarche ainsi que Louis Gérald Gilles et Smith Augustin, lesquels sont très attachés à l’actuel chef du gouvernement.
Le Directeur exécutif du Réseau National de Défense des droits humains (RNDDH) a aussi relevé des tensions entre le Président du Conseil Présidentiel de transition (CPT), Fritz Alphonse Jean et le Premier ministre. Il a laissé entendre que l’ancien responsable de la Banque centrale ainsi que le Conseiller- président, Edgard Leblanc Fils ont entamé des discussions pour envisager un remplacement du chef du gouvernement.
Par ailleurs, le défenseur des droits de l’homme en Haïti est revenu sur le dysfonctionnement du Conseil Présidentiel de transition. Il a expliqué que celui-ci subsiste à cause du refus des trois membres inculpés dans l’affaire BNC qui refusent de participer aux conseils des ministres tant que leurs revendications de changement des directeurs généraux ne sont pas satisfaites.