AÉROPORT INTERNATIONAL DU CAP-HAÏTIEN : LE ROYAUME OFFICIEL DU RACKET AÉRIEN

AÉROPORT INTERNATIONAL DU CAP-HAÏTIEN : LE ROYAUME OFFICIEL DU RACKET AÉRIEN

Bienvenue à l’aéroport du Cap-Haïtien, où le billet d’avion n’est qu’un prétexte pour vider vos poches. Chaque comptoir est une loterie truquée, chaque sourire un scalpel qui tranche dans votre dignité. Décoller ? Mission impossible… sauf si vous arrivez avec votre portefeuille en guise de bagage obligatoire. Ici, l’air est peut-être libre, mais vos poches, elles, sont bien enchaînées.

FÉVRIER 2025 : L ’URGENTISTE DÉPOUILLÉ

Un médecin haïtien, en mission urgente vers la Jamaïque en février 2025, découvre la «chirurgie financière» locale : billet payé par carte, reçu validé… mais au comptoir, verdict : «MALADIE BANCAIRE ». Ordonnance : Cash immédiat ou pas de vol. Il doit rater son vol pour chercher des liquidités et repartir le lendemain. Résultat : les patients respirent, lui moins… et son portefeuille saigne à blanc. L’urgence médicale ? Accessoire. La priorité ici, c’est le compte en banque du comptoir.

MAI 2025 : EXTRACTION DE DIGNITÉ

Une autre dentiste haïtienne et sa mère, billets payés d’avance pour la Jamaïque en mai 2025, se retrouvent exposés comme fraudeurs devant la foule. Traduction officielle : «Pas de cash, pas de vol, et un supplément d’humiliation gratuite pour le spectacle.» Le sourire des agents remplace l’anesthésie : il fait mal, il humilie, il ne soigne rien. Voyage et torture psychologique combinés en une seule expérience «Premium».

AOÛT 2025 : RANÇON SUR BAGAGES

Un travailleur social haïtien en route à destination du Canada en date du 5 Août 2025 découvre le tarif réel de l’évasion : billet payé, bagages enregistrés depuis 22 jours… et hop, une taxe-surprise de 65 dollars US sur sa petite mallette. Refuser ? Sacrifier ses effets. Défendre ses droits ? Payer encore. Ici, vos rêves et vos affaires sont pris en otage, et vous êtes sommé de négocier leur libération à coup de dollars.

D’autres voyageurs racontent les mêmes humiliations : billets payés en ligne, paiements confirmés, mais toujours obligés de repayer CASH, subir des regards condescendants et patienter des heures pour valider des droits déjà acquis. La bureaucratie locale ne sert pas à réguler, elle sert le racket officiel, transformant chaque passager en proie d’un système impitoyable.

L’ÉTAT … SPECTATEUR IMPUISSANT

Et l’État dans tout ça ? Spectateur, silencieux, immobile… comme devant un spectacle comique… mais aux dépens des citoyens. Aucun mécanisme pour porter plainte, aucun recours pour être dédommagé : ici, la loi n’a pas de siège, et le racket officiel est protégé par l’impunité absolue. Le citoyen n’a qu’à accepter, payer et sourire… si possible.

LE JACKPOT AÉRIEN

Voyager au Cap-Haïtien, c’est jouer à la roulette russe du portefeuille : payer en ligne, repayer au comptoir, et peut-être encore à l’embarquement. Chaque valise est un enjeu, chaque passager une victime potentielle. Le vol ? Accessoire. Le racket ? institutionnalisé et parfaitement rodé.

Le Cap-Haïtien n’a pas d’aéroport, il a un casino clandestin en uniforme. Slogan officiel : «Fly with us… si vos poches tiennent, si votre patience survit, et si votre dignité a encore de la valeur.»

À ce rythme, mieux vaut débarquer avec un sac de riz, une chèvre et un lingot, pour négocier directement votre passage. Ici, les avions décollent… mais les passagers, eux, se font dépouiller avant même de toucher le ciel.

Amos CINCIR
Ambassadeur du Royaume
Envoyé Spécial en Afrique pour créer un pont vivant Haïti-Afrique

16 Août 2025 / Afrique de l’Ouest

Crédit Photos : Vantbef infos/ Historic Haïti

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