Suite au massacre orchestré par les gangs armés dans la commune de Cabaret, la tension monte d’un cran à l’Arcahaie, davantage pris pour cible par les bandits terroristes.
L’insécurité persiste au nord de l’entrée de Port-au-Prince où les gangs armés terroristes tentent d’envahir de nouveaux territoires pour étendre leurs tentacules. L’une des communes ciblées par les bandits de la coalition terroriste « Viv Ansanm » demeure Arcahaie. C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs jours, les autorités municipales alertent les responsables au plus haut niveau de l’État face à d’éventuelles attaques des gangs terroristes.
Dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre, des individus lourdement armés ont orchestré une attaque dans la commune avoisinante de Cabaret, massacrant plus d’une quarantaine de personnes, et blessant grièvement plusieurs autres.
Même des enfants en bas n’ont pas échappé au courroux des bandits qui sembleraient régler leur compte avec les habitants de cette commune de Port-au-Prince à cause de leur refus d’une alliance pour attaquer la Cité du Drapeau.
Quelques jours après ce massacre terrifiant, la tension monte d’un cran dans la commune de l’Arcahaie ou les autorités municipales continuent de lancer des alertes. Elles interpellent les responsables au niveau de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à intensifier leur présence dans la zone pour déjouer toute tentative des bandits.
Depuis plusieurs jours, la route nationale #1 est barricadée par des individus lourdement armés au niveau de la Cité du Drapeau, attendant un moment de relâchement des brigadiers qui contrôlent la Cité du Drapeau pour envahir cette commune située à l’entrée nord de Port-au-Prince.
À noter que le massacre orchestré à Cabaret, plus précisément dans la localité de Laboderie, a coûté la vie à environ quarante-deux résidents de la zone, dont plusieurs enfants. Plusieurs familles ont été décimées lors de cette attaque menée contre cette commune qui s’opposait au plan des bandits terroristes, à en croire des témoins.
Dix-sept mois après son installation, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) n’est toujours pas en mesure de résoudre la crise sécuritaire qui dégénère dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province. Alors que la structure présidentielle de neuf membres est appelée à endiguer les violences pour rétablir un climat de sécurité propice à l’organisation des élections libres, la situation sécuritaire s’est détériorée partout dans le pays.