À Bainet, une organisation tire la sonnette d’alarme sur l’état critique des écoles publiques

À Bainet, une organisation tire la sonnette d’alarme sur l’état critique des écoles publiques

À la veille de la rentrée scolaire qui devrait avoir lieu sur tout le territoire national, l’Institut pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) tire la sonnette d’alarme sur l’état critique des écoles publiques à Bainet.

Comme l’avait annoncé le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), tout semble fin prêt pour entamer la nouvelle année académique. L’occasion pour les apprenants de retrouver le chemin de l’école comme le garantit la constitution haïtienne. Toutefois ce droit ne semble pas garanti à tous vu l’état critique de certaines écoles publiques dans plusieurs communes du pays.

À Bainet, commune du département du Sud-Est, la situation semble similaire au point où l’Institut pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) tire la sonnette d’alarme sur l’état critique des écoles publiques.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi le responsable de l’organisation, Me. Fred Jean-Charles a dénoncé les conditions matérielles et financières jugées « dramatiques », menaçant sérieusement la reprise des cours.

« Il n’est pas acceptable que des milliers d’enfants soient privés d’éducation à cause de l’abandon systématique de l’État », s’indigne-t-il.

Selon lui, les responsables au niveau de l’État doivent intervenir rapidement dans la commune, en entamant des travaux de rénovation dans certains établissements scolaires publics, en accordant des subventions aux parents. Sinon, des blocages risquent de perturber l’ouverture officielle des classes.

Si l’incertitude plane sur plusieurs localités de région métropolitaine en ce qui concerne l’ouverture officielle des classes mercredi en raison de l’insécurité persistante, dans d’autres communes éloignées, la situation n’est pas trop différente.

Faut croire que malgré les reports répétés de la date fixée pour la rentrée scolaire, les autorités n’adoptent jamais des mesures pour permettre aux écoliers sur tout le territoire national de suivre les cours dès le premier jour. Un problème majeur à la base de l’éducation à plusieurs vitesses qui devient la norme.

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