La Force de Répression des gangs, récemment approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, est déjà opérationnelle en Haïti. C’est ce qu’a annoncé la mission qui entend fournir un soutien beaucoup plus large et robuste à la Police Nationale d’Haïti (PNH) engagée dans la lutte contre l’insécurité persistante.
Si plus d’un s’attendaient à ce que la transition entre la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) et la Force de Répression des gangs (FRG), récemment approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, prenne beaucoup de temps, il semblerait que cela n’a pas été le cas, et c’est bien la nouvelle force mise sur pied qui l’a annoncée dans une note publique, tout en soulignant qu’elle est déjà à pied d’œuvre dans la nation francophone des Caraïbes.
« Cette transition reflète les leçons tirées de la mission de la MMS et introduit un mandat élargi ainsi qu’un cadre opérationnel pour la Force de Répression des gangs (FRG) » a souligné la force nouvellement créée pour une période initiale de douze mois.
Dans la note publique, la Force de Répression des gangs a indiqué que durant la transition les opérations et les patrouilles se sont déroulées sans accroc, et que l’ensemble du personnel de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), dirigée par le Kenya, et qui était en pleine difficulté en Haïti, a déjà intégré la nouvelle force mise sur pied dans le but d’intensifier les opérations anti-gangs dans la nation francophone des Caraïbes minée par l’insécurité persistante.
« Ce processus a permis d’éviter tout vide sécuritaire susceptible d’être exploité par les bandes criminelles » a écrit la FRG, soutenant que la synergie est ininterrompue et plus forte que jamais en attendant l’installation d’ici six mois du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH).
Depuis que le Conseil de Sécurité de l’ONU a approuvé la résolution 2793, proposée par les États-Unis et le Panama, favorisant le déploiement de la nouvelle force militaire qui devrait compter 5 500 personnels en uniforme et 50 personnels civils, la force kényane s’est toujours montrée opérationnelle. Les policiers kenyans ne se sont pas empêchés de rejoindre les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans des opérations musclées notamment à Kenscoff ainsi qu’à Deschapelles dans l’Artibonite.
« Nos forces de sécurité continuent de collaborer étroitement avec la PNH et les FAd’H, notamment dans le cadre de récentes opérations logistiques de soutien aux policiers dans la région de l’Artibonite. Il convient de souligner en particulier le renforcement de la sécurité 24h/24 à l’hôpital Albert Schweitzer de Deschapelles dans la vallée de l’Artibonite, qui accueille environ 350 000 personnes et dispose d’une capacité d’accueil de 200 lits. » a-t-elle ajouté.
Approuvée par le Conseil de Sécurité de l’ONU en fin de septembre dernier, la Force de Répression des gangs (FRG) qui remplace la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), dirigée par le Kenya, et qui était en difficulté en Haïti, a trouvé l’approbation du gouvernement de transition dans un contexte où la situation sécuritaire ne cesse de détériorée partout dans la nation francophone des Caraïbes.
Afin d’assurer pleinement sa mission pour rétablir au plus vite un climat de sécurité propice à l’organisation des élections libres en Haïti, la Force de Répression des gangs a déjà reçu des États-Unis vingt véhicules blindés en attendant la réception d’équipements supplémentaires.