Crise politique en Haïti : les instigateurs dans le viseur des États-Unis

Crise politique en Haïti : les instigateurs dans le viseur des États-Unis

Face à la menace que représente l’insécurité qui persiste en Haïti, les États-Unis ont invité les dirigeants haïtiens à s’unir pour résoudre la crise sécuritaire. Ils ont aussi annoncé des mesures restrictives contre tous ceux qui font obstruction à la voie vers la stabilité politique dans le pays.

Alors que la crise sécuritaire persiste en Haïti, tout laisse croire que la nation francophone des Caraïbes se dirige tout droit vers une instabilité politique après la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Si des élections libres sont annoncées dans le pays, celles-ci ne devraient pas avoir lieu avant la date butoir de la transition politique qui peine encore à rétablir un climat de sécurité dans le pays. Face à cette situation, les États-Unis ont interpellé les dirigeants haïtiens à s’unir pour trouver des solutions communes.

Dans une publication sur son compte X, le secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau a exhorté mercredi les autorités haïtiennes à renforcer leur unité face à la détérioration de la situation sécuritaire qui entrave le bon déroulement du processus électoral en Haïti.

« Les gangs criminels terrorisent Haïti depuis des années, mais la situation s’est aggravée la semaine écoulée, avec des appels à la guerre ouverte contre le gouvernement central. Les États-Unis et d’autres pays de la région et du monde entier ont un message clair : c’en est assez de la violence des gangs et de la destruction, ainsi que des luttes politiques internes. Il est temps maintenant que les dirigeants haïtiens s’unissent contre la menace commune » a-t-il écrit.

Parallèlement, le responsable américain a prévenu que Washington est disposé à prendre des mesures restrictives, notamment l’annulation de visas américain, contre tous les acteurs politiques qui font obstruction à la voie vers la stabilité politique d’Haïti.

« Quiconque fait obstruction à la voie vers la stabilité politique d’Haïti doit s’attendre à des conséquences de la part des États-Unis et d’autres pays, y compris la révocation des visas. » a-t-il précisé.

Les États-Unis et d’autres pays de la région restent engagés dans le processus de rétablissement de la sécurité en Haïti. Alors qu’ils mettent la pression sur le gouvernement de transition pour organiser les élections libres dans la nation francophone des Caraïbes, ils estiment aussi que seul le rétablissement d’un climat de sécurité peut conduire à l’organisation du scrutin.

Depuis plusieurs mois, les dirigeants haïtiens sont engagés dans le processus électoral, et ces dernières semaines, ils sont davantage motivés. Le Conseil Électoral Provisoire (CEP), organe chargé d’organiser le scrutin, a publié la semaine écoulée le projet de décret électorale ainsi que le calendrier électoral dans lequel les élections présidentielles sont prévues pour le 30 août 2026. Mais des doutes persistent sur la faisabilité du scrutin alors qu’on sait qu’aucune formule n’est encore maintenue pour remplacer le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en fin de mandat dans le pays.

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