Principal organe d’investigation dans le dossier de corruption impliquant trois membres du Conseil Présidentiel de transition, l’ULCC recommande que l’action publique soit mise en mouvement contre les concernés.
Après plusieurs semaines d’attente, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a finalement rendu public ce mercredi les résultats de l’enquête menée dans le cadre de l’affaire de la BNC impliquant les conseillers présidentiels Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin accusé d’avoir soudoyer l’ancien Président du conseil d’administration de la banque publique, Raoul Pierre-Louis, afin de le maintenir dans son poste.
Lors d’une rencontre avec la presse, cet après-midi, aux locaux de l’institution publique, son responsable, Hans Ludwig Joseph a présenté les résultats de l’investigation exigée par le gouvernement alors que l’affaire continue d’éclabousser le Conseil Présidentiel de transition.
Dans le rapport d’enquête comportant des éléments compromettants, et transmis à la justice haïtienne, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) recommande la mise en mouvement de l’action publique contre les conseillers-présidents Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire et Louis Gérald Gilles pour abus de fonction, corruption passive et versement de pots-de-vin.
L’institution a aussi fait la même recommandation pour l’ancien responsable de la Banque Nationale de Crédit (BNC), Raoul Pierre-Louis, qu’elle accusé d’avoir entraver au fonctionnement de la justice, mais aussi pour abus de fonction, corruption active et versement de pots-de-vin.
« Ces recommandations sont conformes aux dispositions des articles 5.5, 5.6, 11, 14 et 21 de la loi portant prévention et répression de la Corruption » a soutenu l’ULCC, demandant l’extradition de Pierre-Louis par l’autorité judiciaire compétente pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
Il faut rappeler qu’au moment où l’institution luttant contre la corruption menait l’enquête, elle avait interpellé l’ex Président du Conseil d’administration de la BNC pour affronter les trois conseillers présidentiels qu’il avait accusé. À plusieurs reprises, Pierre-Louis avait boudé l’invitation de l’organe qui était chargé de mener l’investigation.
Il faut aussi souligner que les résultats de l’enquête concernant le dossier accablant survient à quelques jours de la passation de la gouvernance du CPT à Smith Augustin, l’un des membres du Conseil Présidentiel de transition indexé. Celui-ci succédera-t-il à Edgar Leblanc Fils à la tête de la structure politique ? Une question qui reste sans réponse jusqu’à maintenant.