Afin de faciliter l’État d’avoir une vue d’ensemble sur les informations stratégiques intéressant la sécurité nationale, le gouvernement de transition a adopté un décret portant création de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) en lieu et place de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI).
Dans ce contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire, toute démarche visant à permettre les autorités concernées de collecter des informations stratégiques intéressant la sécurité nationale est la bienvenue. C’est dans cet optique que le gouvernement de transition a adopté un décret révisant celui du 31 décembre 2020, et portant création de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) en lieu et place de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI). Cette mesure a été prise lors du conseil des ministres tenu mercredi 30 avril dernier.
Selon le gouvernement de transition, la création de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) va permettre à l’État d’avoir une vue d’ensemble sur les informations stratégiques intéressant la sécurité nationale, la paix sociale, et la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation.
« Lesquelles informations sont dispersées, pour le moment, faute de structure pour les centraliser. » a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’organiser la communauté du renseignement, de structurer, d’encadrer et d’optimiser les efforts de renseignement à l’échelle nationale, en privilégiant une approche cohérente et coordonnée.
La révision du décret portant création de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) et créant l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) intervient dans un contexte où la situation sécuritaire s’est détériorée dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province.
Alors que les gangs armés terroristes continuent de s’accaparer davantage de territoires, contraignant des membres de la population civile à abandonner leurs domiciles, aucune opération de grande envergure n’a été menée pour tenter de reprendre le contrôle d’une zone occupée par les bandits.