Le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) Laurent Saint-Cyr a quitté Haïti vendredi à destination du Qatar pour prendre part au Deuxième sommet mondial sur le Développement social. Il a justifié l’importance de son déplacement en soulignant que ce dernier n’est « ni symbolique ni opportuniste ».
À un moment où le pays se remet des effets catastrophiques de l’ouragan Melissa, qui a aggravée une situation humanitaire déjà alarmante sévissant dans la nation francophone des Caraïbes, le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) Laurent Saint-Cyr a quitté vendredi après-midi Haïti à destination de Doha, capitale du Qatar, pour participer au Deuxième sommet mondial sur le Développement social (WSSD2).
Un énième déplacement du représentant du secteur privé des Affaires à la structure présidentielle qui accentue les débats sur l’irresponsabilité de ce dernier, et ce que plus d’un considèrent comme ses « vilaines manigances » à vider les caisses du Trésor Public en voyages qui ne rapportent rien à la République.
Dans un communiqué publié samedi pour justifier l’importance son voyage officiel au Qatar, le coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition a laissé entendre qu’il s’agit d’une démarche de responsabilité et de mobilisation internationale.
« Ce déplacement, effectué dans un contexte marqué par une crise humanitaire qui risque de s’aggraver par le passage de l’ouragan Melissa, n’est ni symbolique ni opportuniste » a soutenu Saint-Syr.
Selon l’organe de presse et des relations publiques du CPT, le sommet qui réunira des chefs d’État et de gouvernement, des dirigeants d’organisations internationales et des représentants du secteur privé des Affaires, offre à Haïti « une tribune mondiale et des opportunités concrètes pour obtenir un appui international accru à la réponse humanitaire.
D’après l’organe de communication de la structure présidentielle, le Deuxième sommet mondial sur le Développement social (WSSD2) sera aussi l’occasion pour le coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) de renforcer la coopération technique et financière pour la sécurité en vue de l’organisation des élections libres.
« Je poursuivrai à Doha les discussions déjà entamées en marge de la 80e session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies, en recherchant au-delà des frontières, les ressources et les partenariats indispensables pour soulager les souffrances immédiates du peuple haïtien » a fait savoir le représentant du secteur privé des Affaires au CPT.
« C’est donc une double action, à la fois de terrain et de diplomatie, qui se met en place : agir ici et parler là-bas, pour qu’Haïti ne soit pas oubliée dans l’urgence mondiale » a-t-il ajouté.
Saint-Cyr justifie l’importance de son séjour au Qatar dans un contexte où ses nombreux déplacements sont considérés à la fois comme « onéreux et vains » ne rapportant rien à la nation francophone des Caraïbes minée par l’insécurité persistante et une crise humanitaire alarmante.
En début d’octobre, accompagné d’une importante délégation, le Président du CPT s’était rendu au Japon pour rencontrer Sa Majesté l’Empereur Naruhito, une figure d’autorité qui ne jouit que d’un pouvoir symbolique dans la Pays du Soleil Levant. Ce voyage officiel du représentant du secteur privé des Affaires à la structure présidentielle avait mobilisé d’importantes ressources financières et humanitaires dans un contexte où le pays fait face à une crise économique persistante avec des conséquences alarmantes.