En moins d’une semaine, près de 9 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles en raison des attaques répétées par le gang armé « Gran Grif » à Liancourt et Bélanger, situées dans l’Artibonite.
La détérioration de la situation sécuritaire à Liancourt, commune du département de l’Artibonite, et à Bélanger, une section communale de Verrettes, située dans l’arrondissement de Saint-Marc, a provoqué le déplacement d’un grand nombre de personnes en moins d’une semaine.
Alors que les violences perpétrées par le gang terroriste « Gran Grif » s’intensifient dans la zone considérée comme le grenier du pays, des milliers de résidents, dont une grande partie s’adonnent à l’agriculture, ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles.
Selon les informations fournies par l’Organisation International pour les Migrations (OIM), environ 9 000 personnes ont été contraintes de quitter les deux communes davantage prises pour cibles par les gangs armés terroristes.
« Ces informations ont été recueillies suite aux déplacements déclenchés par des attaques armées survenues depuis le 14 octobre 2025 (…) Environ 8 954 personnes (2 080 ménages), principalement dans la commune de Verrettes ont fui leurs domiciles » a indiqué l’organisme dans un rapport rendu public ce mardi.
D’après l’Organisation International pour les Migrations (OIM), la quasi- totalité des personnes déplacées (99,6 %) ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil, tandis que les autres se sont installées dans un site nouvellement créé.
Depuis la semaine écoulée, les bandits armés prennent d’assaut la commune de Liancourt. Dans la nuit du jeudi 9 octobre dernier, des individus lourdement armés ont attaqué la commune, provoquant la mort d’au moins deux personnes. Plusieurs blessés ont également été recensés après cette offensive.
En ce qui concerne Bélanger, la situation sécuritaire se dégrade rapidement dans la zone ainsi que d’autres localités avoisinantes comme Désarmes. Le gang terroriste « Gran Grif » a réalisé de nouvelles avancées. Ce qui pousse la population civile à lancer des alertes à répétition à l’endroit des autorités policières.