Le Conseil de Sécurité de l’ONU approuve la création de la nouvelle « Force de répression des gangs »

Le Conseil de Sécurité de l’ONU approuve la création de la nouvelle « Force de répression des gangs »

À l’issue d’une réunion sur la crise sécuritaire haitienne, le conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé mardi la transformation de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) en une « Force de répression des gangs »

Étant en grande difficulté en Haïti en raison des manques criants de ressources, la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), dirigée par le Kenya dans la nation francophone des Caraïbes, ne sera plus d’ici quelques mois. En effet, à l’issue d’une réunion sur la crise sécuritaire haitienne, le conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé mardi la création de la nouvelle « Force de répression des gangs », beaucoup plus meurtrière et renforcée, soutenue à la fois par un Bureau d’appui des Nations Unies nouvellement créé et par l’Organisation des États américains (OEA).

Longtemps défendue par les États-Unis et le Panama, la Force de répression des gangs, nouvellement autorisée par l’ONU, a été approuvée pour une période de 12 mois par 12 voix pour et 3 abstentions. La Russie et la Chine, qui disposent d’un droit de veto, se sont abstenues, tout comme le Pakistan.

« L’adoption de cette résolution est une source d’espoir pour Haïti qui continue de faire face à la détérioration de la situation sécuritaire » a déclaré Mike Waltz, le nouvel ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU.

Alors que l’incertitude planait sur l’adoption de la résolution visant à transformer la Force Multinationale en difficulté en Haïti, avant le vote, les représentants de plus d’une quarantaine de pays se sont rassemblés pour manifester leur soutien à la Force de répression des gangs et au Bureau d’appui des Nations Unies.

« L’unité et la collaboration démontrées par les États membres, notamment le Groupe permanent des partenaires pour Haïti et les Nations Unies, soulignent notre objectif commun : mettre fin à la violence et aux souffrances afin qu’Haïti puisse rétablir la sécurité, reconstruire des institutions solides et jeter les bases d’un développement durable », a déclaré le représentant du Panama auprès des Nations Unies, Eloy Alfaro de Alba.

Depuis que les négociations ont été entamé par Washington, la Russie et la Chine ont toujours exprimé leurs inquiétudes concernant le financement de la nouvelle force, les pays contributeurs, sa chaîne de commandement et d’autres questions techniques et politiques, comme le rôle futur des forces de police kenyanes déjà déployées en Haïti dans le cadre de la mission d’appui à la sécurité qui ne sera pas reconduite dans la nation francophone des Caraïbes.

Depuis l’arrivée du premier contingent de policiers kenyans en Haïti il y a 15 mois, la situation sécuritaire s’est détériorée dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province. Alors que la Force Multinationale fait face à des manques criants de ressources qui entravent son plein soutien à la Police Nationale d’Haïti (PNH), plus d’une douzaine de quartiers sont tombés aux mains des gangs armés qui cherchent à étendre leurs tentacules sur d’autres départements du pays.

Lors de son discours à la tribune de l’ONU dans le cadre de la 80e session ordinaire de l’assemblée générale, le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Laurent Saint-Cyr avait plaidé auprès de la communauté internationale pour qu’elle l’aide à lutter contre l’insécurité persistante en Haïti.

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