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élections Haïti
Port-au-Prince, 28 mai 2026 (Presslakay) — Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a participé jeudi à l’ouverture de la Conférence nationale des leaders religieux pour la paix, la cohésion sociale et la sécurité, organisée par le ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC) à l’Hôtel Oasis, à Pétion-Ville.
La rencontre réunit des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, des organisations internationales ainsi que des leaders catholiques, protestants et vodouisants autour des thèmes de la prévention de la violence, de l’éducation citoyenne et de la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire.
La ministre des Affaires étrangères, Raïna Forbin, a souligné le rôle des forces spirituelles dans la reconstruction du pays et la promotion de l’harmonie sociale. Le Premier ministre a salué l’engagement des autorités religieuses, réaffirmant la volonté du gouvernement de poursuivre ses actions en matière de sécurité, d’accompagnement des jeunes et des déplacés internes, et d’organisation des prochaines élections générales.
Haïti : le CEP et le PNUD renforcent leur collaboration en vue des prochaines élections
PÉTION-VILLE, 24 mai 2026 (Presslakay) — Le Conseil électoral provisoire (CEP) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont organisé vendredi un atelier conjoint de renforcement des capacités et d’intégration destiné aux cadres de l’institution électorale, dans le cadre du Projet d’appui au processus électoral en Haïti (PAPEH), a annoncé le CEP dans une note de presse.
La journée de travail, tenue le 22 mai à Pétion-ville, visait à harmoniser les connaissances des cadres du CEP sur les aspects opérationnels du PAPEH, notamment la gouvernance du projet, les procédures de passation de marchés, les modalités de paiement, les mécanismes de partenariat et la reddition de comptes. Elle entendait également renforcer la collaboration et la cohésion entre les équipes techniques de l’institution. Le PNUD agit en qualité de principal gestionnaire du fonds alloué aux opérations électorales.
Dans son intervention, le président du CEP, Jacques Desrosiers, a souligné l’aspiration du peuple haïtien à sortir de la crise multidimensionnelle qui frappe le pays depuis plusieurs années. Il a rappelé que la tenue d’élections crédibles constitue une étape essentielle au redressement de la situation nationale et que la transparence du processus dépend largement de l’harmonisation entre le CEP et le PNUD, chargé de la gestion financière des opérations électorales.
De son côté, le Représentant résident du PNUD en Haïti, Xavier Michon, a insisté sur l’importance de la communication comme levier essentiel au renforcement des relations entre le CEP et ses partenaires techniques et financiers.
Le Conseil électoral provisoire a réaffirmé, à l’issue de l’atelier, son engagement à conduire le processus électoral de manière inclusive et impartiale, en toute indépendance et transparence.
ÉDITORIAL – Haïti: la paix ne se construit pas à Rome pendant que la jeunesse meurt sans avenir
Le communiqué officiel publié à Rome présente une image rassurante : dialogue, paix, jeunesse, cohésion nationale, conférence interreligieuse. Mais derrière les mots soigneusement choisis, une question brutale demeure : que propose concrètement le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé à une jeunesse haïtienne abandonnée, sans école stable, sans emploi, sans sécurité, sans perspective ?
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé concentre aujourd’hui l’essentiel de la responsabilité exécutive dans un contexte institutionnel exceptionnel marqué par l’affaiblissement du Conseil présidentiel de transition et l’absence d’élus nationaux. C’est dans ce cadre qu’il porte la lourde mission d’organiser la sécurité et de conduire le pays vers des élections, selon plusieurs observateurs politiques et médias internationaux.
Un communiqué plein de beaux mots, mais vide de réponses
Le gouvernement parle de paix. Il parle de dialogue. Il parle de jeunesse. Il parle de cohésion nationale. Mais les jeunes Haïtiens n’ont pas besoin de déclarations diplomatiques prononcées à Rome. Ils ont besoin de centres de formation, de bourses, de stages, d’emplois, de sécurité dans les quartiers, d’écoles ouvertes et d’un État qui fonctionne.
Combien de centres de formation professionnelle ce gouvernement a-t-il construits depuis l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé au pouvoir ? Combien de programmes nationaux d’insertion ont été lancés pour les jeunes des quartiers populaires ? Combien de jeunes déplacés par la violence ont reçu une formation, un accompagnement, une aide réelle pour reconstruire leur vie ?
La réponse, pour beaucoup de citoyens, est simple : yo pa wè anyen . ils ne voient rien.
La jeunesse comme décor politique
Dans ce communiqué, la jeunesse apparaît comme un mot décoratif. On la cite pour donner une dimension humaine à une rencontre diplomatique. On parle de son avenir, mais sans calendrier, sans budget, sans indicateur, sans mécanisme de suivi.
Un gouvernement responsable ne se contente pas de dire que les jeunes sont importants. Il agit. Il construit. Il planifie. Il rend compte. Au minimum, il devrait :
– Construire des centres de formation dans chaque département ;
– Créer des programmes de stages rémunérés pour les diplômés ;
– Financer des écoles techniques dans l’agriculture, le bâtiment, l’énergie solaire et l’informatique ;
– Lancer un fonds réel pour les jeunes entrepreneurs, avec accompagnement concret ;
– Réhabiliter les écoles fermées par l’insécurité ;
– Publier un budget clair pour la jeunesse, avec des résultats mesurables.
Voilà ce qu’un gouvernement responsable devrait mettre sur la table. Pas seulement des communiqués. Pas seulement des voyages. Pas seulement des rencontres symboliques.
Un pouvoir qui parle de paix, mais fuit l’urgence nationale
Pendant que le Premier ministre parle de paix à Rome, Haïti continue de vivre sous la pression de la violence armée, des déplacements forcés, de la faim et de l’effondrement des services publics. Le Département d’État américain maintient Haïti au niveau d’alerte maximal, déconseillant tout voyage dans le pays en raison de la criminalité, des enlèvements, des troubles civils et de la fragilité du système de santé.
Dans un tel contexte, chaque déplacement officiel doit être justifié par des résultats concrets. Quelle aide la mission à Rome rapportera-t-elle ? Combien de financements pour l’éducation ? Combien de partenariats pour la formation professionnelle ? Combien d’écoles seront rouvertes grâce à cette rencontre ?
Si la réponse est encore un autre communiqué, le pays aura encore perdu du temps.
Une gouvernance sans cap clair
Le problème du gouvernement Alix Didier Fils-Aimé n’est pas seulement son manque de résultats visibles. C’est aussi son absence de cap. On ne voit pas de plan national lisible pour la jeunesse. On ne voit pas de stratégie économique capable d’ouvrir des perspectives. On ne voit pas de calendrier électoral crédible et accepté par la population.
Le gouvernement parle de dialogue, mais le pays réclame des décisions. Il parle de cohésion, mais les institutions restent fragiles. Il parle d’avenir, mais les jeunes continuent de fuir le pays ou de survivre dans l’incertitude.
Et pendant ce temps, *anpil moun gen santiman pouvwa a ap fè politik tèt anba* beaucoup ont le sentiment que le pouvoir fonctionne à l’envers : beaucoup de dépenses, beaucoup de déplacements, beaucoup de cérémonies, mais peu de résultats concrets dans la vie quotidienne.
Les élections : l’autre grande question
Un gouvernement de transition n’a pas vocation à s’éterniser. Sa mission fondamentale doit être claire : rétablir la sécurité, organiser des élections crédibles, remettre le pouvoir à des autorités légitimes.
Or, Haïti n’a plus d’élus nationaux depuis janvier 2023 et n’a pas organisé d’élections générales depuis dix ans. Les Nations unies et plusieurs partenaires internationaux ont déjà pressé les dirigeants haïtiens d’avancer vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel, malgré la crise sécuritaire.
La question devient donc incontournable : le gouvernement prépare-t-il réellement les élections, ou gère-t-il le temps pour conserver le pouvoir ? Les citoyens ont le droit de la poser. Les jeunes surtout, parce qu’ils sont les premières victimes d’un pays sans démocratie, sans institutions et sans avenir.
La paix ne se décrète pas dans un salon diplomatique. Elle se construit dans les écoles, les quartiers, les centres de formation, les tribunaux, les commissariats, les urnes et les emplois créés pour les jeunes.
Alix Didier Fils-Aimé peut rencontrer toutes les communautés religieuses du monde. Mais tant que son gouvernement ne présentera pas un vrai plan pour la jeunesse, la sécurité, l’emploi et les élections, ses discours resteront des paroles suspendues au-dessus d’un pays qui s’effondre.
Haïti n’a pas besoin d’un pouvoir qui récite la paix. Haïti a besoin d’un gouvernement qui la construit.
Robenson Brutus
Haïti : Alix Didier Fils-Aimé lie sécurité, production nationale et justice sociale lors du 1er Mai
PORT-AU-PRINCE, 1er mai 2026 (Presslakay)_ Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a placé la sécurité, la relance de la production nationale et la justice sociale au cœur de son allocution prononcée vendredi à l’occasion de la Journée nationale de l’Agriculture et du Travail, célébrée sous le thème : « Pwodiksyon nasyonal se potomitan batay pou sekirite ».
Devant des représentants de l’État, du corps diplomatique, d’organisations internationales, du secteur privé, du monde paysan et des syndicats, le chef du gouvernement a réaffirmé sa volonté de construire une Haïti plus stable, plus productive et plus inclusive. Le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections générales figurent selon lui parmi les priorités majeures pour permettre au peuple haïtien de vivre dans la paix et la dignité.
Le Premier ministre a rendu hommage aux travailleurs et aux agriculteurs, présentés comme des piliers essentiels de la résistance nationale. Célébrer le 1er Mai, a-t-il dit, ne consiste pas seulement à saluer leur courage, mais aussi à reconnaître leur rôle central dans la survie économique et sociale du pays.
La cérémonie a mis en avant plusieurs programmes d’appui destinés aux personnes vulnérables, aux agriculteurs et aux petites et moyennes entreprises, portés notamment par le ministère des Affaires sociales et du Travail et le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural.
La tenue de la célébration dans les jardins du Palais National a été présentée comme un symbole politique fort, traduisant la volonté des autorités de reprendre progressivement le contrôle du territoire national — condition jugée indispensable à l’organisation d’élections générales inclusives, libres et démocratiques dans les dix départements du pays.
En conclusion, Alix Didier Fils-Aimé a appelé à l’unité, à la discipline et au travail, estimant qu’Haïti ne pourra avancer ni dans la division, ni dans la violence, ni dans le désordre, mais dans l’ordre, la production et la cohésion nationale.
Presslakay
Haïti et Canada réaffirment leur coopération en matière de sécurité et d’élections
La ministre haïtienne des Affaires étrangères, Raina Forbin, et son homologue canadienne, Anita Anand, ont tenu un entretien téléphonique pour consolider le partenariat bilatéral entre les deux pays. Les échanges ont porté sur la sécurité, le soutien financier d’Ottawa et les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles en Haïti.
PORT-AU-PRINCE — Dans un contexte de crise sécuritaire persistante, Haïti et le Canada ont réaffirmé la solidité de leur partenariat lors d’un entretien téléphonique entre la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, et la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand. Cet échange diplomatique illustre la volonté des deux capitales de maintenir un dialogue actif autour des défis que traverse la République d’Haïti.
Au cours de cet entretien, Raina Forbin a exprimé, au nom du gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et du peuple haïtien, la gratitude de Port-au-Prince envers Ottawa pour son engagement constant dans plusieurs secteurs jugés prioritaires. La chancelière haïtienne a souligné l’importance stratégique de cet appui dans un moment particulièrement délicat pour le pays.
Sur le plan financier, le Canada a mobilisé plus de 450 millions de dollars en faveur du développement, de l’aide humanitaire et de la sécurité en Haïti. Ottawa a notamment appelé le gouvernement Fils-Aimé à œuvrer résolument à l’amélioration de la situation sécuritaire et à l’organisation d’élections générales, afin de restaurer le droit souverain et constitutionnel du peuple haïtien de choisir ses dirigeants. Une partie de ce financement soutient directement le déploiement de la Force multinationale de sécurité chargée de la répression des gangs armés.
Les deux responsables ont également évoqué la mise en place de pôles judiciaires spécialisés pour traiter les crimes financiers complexes ainsi que les violences de masse et sexuelles, un chantier institutionnel que Port-au-Prince entend mener avec l’appui de ses partenaires. Ces discussions s’inscrivent dans une dynamique plus large de renforcement de l’État de droit en Haïti.
Les deux ministres ont par ailleurs renouvelé leur engagement commun en faveur du rétablissement d’un environnement sécurisé et de la création des conditions indispensables à la tenue d’élections crédibles. La partie haïtienne a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la transition politique en cours, tout en appelant à une coopération internationale active pour accompagner le pays sur la voie de la stabilité institutionnelle et du développement.
Cet appel au dialogue intervient alors qu’Haïti continue de faire face à une violence endémique dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’Artibonite et la périphérie de Port-au-Prince, où des groupes armés maintiennent une pression constante sur les populations civiles et les institutions de l’État.
Pour Port-au-Prince comme pour Ottawa, la stabilisation d’Haïti demeure une priorité partagée. Le partenariat entre les deux pays, renforcé par cet entretien de haut niveau, traduit la conviction que seule une coopération soutenue et multidimensionnelle permettra à Haïti de renouer durablement avec la paix, la démocratie et le développement.
Presslakay
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a reçu, mardi 21 avril 2026, à son local de Pétion-ville, le chargé d’affaires de l’ambassade du Canada en Haïti, Jacob Gateau.
Les échanges ont porté sur les avancées du processus électoral, l’harmonisation du décret électoral avec les dispositions du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, ainsi que les ajustements à apporter au calendrier électoral.
Le CEP a réaffirmé à cette occasion son engagement à conduire un processus électoral inclusif, impartial et transparent, dans le strict respect de son indépendance institutionnelle et des normes démocratiques.
ÉDITORIAL: trop de rencontres, pas assez de résultats pour un peuple à bout de souffle
La rencontre bilatérale tenue à Washington entre le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé et le nouveau secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, s’inscrit dans une longue série de discussions diplomatiques autour de la crise haïtienne. Sécurité, élections, stabilité, coopération régionale : les mots sont connus, les formules aussi. Mais, pour la population haïtienne, une question demeure entière : quand ces rencontres produiront-elles enfin des résultats concrets ?
Depuis plusieurs années, Haïti est au centre de réunions internationales, de déclarations officielles, de missions diplomatiques et de promesses de soutien. À gauche comme à droite, les rendez-vous se multiplient. Les communiqués se ressemblent. Les engagements sont répétés. Pourtant, sur le terrain, les familles continuent de fuir leurs quartiers, les enfants ne peuvent pas toujours aller à l’école, les commerçants travaillent dans la peur, les routes restent sous menace, et la population vit au rythme de l’insécurité.
Il ne s’agit pas de nier l’importance du dialogue diplomatique. L’OEA, sous la direction d’Albert Ramdin, semble vouloir jouer un rôle plus actif dans l’accompagnement d’Haïti. Le fait que la question sécuritaire, le processus électoral et la stabilité institutionnelle soient abordés au plus haut niveau régional est un signal politique. Mais ce signal ne suffit plus. Le peuple haïtien n’a pas besoin uniquement de déclarations. Il attend des actes.
La Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS), présentée comme un outil devant contribuer au rétablissement de l’ordre public, suscite elle aussi beaucoup d’attentes. On annonce son déploiement, on évoque ses missions, on parle de restauration de l’ordre et de protection des populations. Mais là encore, le peuple reste prudent, voire sceptique. Trop de forces, trop de plans, trop de promesses ont déjà été annoncés sans que la vie quotidienne des citoyens ne change réellement.
Le problème est là : Haïti ne peut plus se contenter de rendez-vous diplomatiques sans reddition de comptes. Chaque rencontre doit désormais être suivie d’un calendrier clair, d’objectifs précis, de moyens vérifiables et de résultats mesurables. Qui fait quoi ? Quand ? Avec quels moyens ? Pour quels résultats ? Voilà les questions auxquelles les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux doivent répondre.
Car pendant que les responsables se rencontrent, le peuple, lui, attend de respirer. Il veut vivre. Il veut circuler librement. Il veut travailler. Il veut envoyer ses enfants à l’école. Il veut dormir sans craindre les rafales d’armes automatiques. Il veut retrouver une vie normale. Ce sont des demandes simples, humaines, urgentes.
L’organisation d’élections crédibles, libres et inclusives est évidemment nécessaire pour sortir Haïti de l’impasse institutionnelle. Mais aucune élection sérieuse ne peut être envisagée dans un pays où la peur domine, où des territoires échappent encore au contrôle de l’État et où des milliers de familles sont déplacées. La sécurité n’est donc pas un sujet secondaire : elle est la condition première de tout retour à la normalité démocratique.
Aujourd’hui, le discours officiel ne suffit plus. Le peuple haïtien est impatient, fatigué et méfiant. Il ne demande pas l’impossible. Il demande que les promesses deviennent des décisions, que les décisions deviennent des opérations efficaces, et que ces opérations permettent enfin aux citoyens de reprendre possession de leur vie.
La rencontre entre Haïti et l’OEA peut être utile à condition qu’elle ne devienne pas un rendez-vous diplomatique de plus dans une crise qui n’en finit pas. L’heure est aux actions concrètes, aux résultats visibles et à la responsabilité. Car un peuple qui étouffe ne peut plus attendre qu’on lui promette l’air qu’il réclame depuis trop longtemps.
Robenson Brutus
Haïti-Japon : la ministre de la Planification plaide pour une coopération renforcée
PORT-AU-PRINCE, 30 mars 2026 (presslakay) — La ministre haïtienne de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, a rencontré lundi l’ambassadeur du Japon en Haïti, Kazuhiko Nishiuchi, pour examiner le renforcement du partenariat bilatéral, a annoncé son ministère.
La réunion, tenue sur instructions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a permis de dresser un bilan des axes prioritaires de la coopération entre les deux pays. L’ambassadeur japonais en a profité pour féliciter Mme Paulemon pour sa récente nomination à la tête du ministère.
M. Nishiuchi a passé en revue plusieurs projets financés par Tokyo en Haïti, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’organisation des élections, précisant avoir plaidé auprès de son gouvernement en faveur d’un accroissement de l’aide japonaise au pays.
La ministre a salué 69 ans de coopération entre Port-au-Prince et Tokyo, exprimant sa volonté de consolider ce partenariat à travers une collaboration « dynamique, structurée et alignée » sur les priorités gouvernementales, soit la sécurité, le redressement économique et social, et l’organisation des scrutins.
Mme Paulemon a par ailleurs plaidé pour la relance de certaines initiatives de coopération antérieures, estimant que leur reprise pourrait renforcer l’impact des interventions dans des secteurs jugés stratégiques pour le développement du pays.
Nouveau gouvernement : Alix Didier Fils-Aimé fixe la sécurité, l’économie et les élections comme priorités
Port-au-Prince, 3 mars 2026 – Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a officiellement présenté mardi son nouveau gouvernement, appelant ses ministres à passer « de la parole à l’action » afin de répondre à la crise sécuritaire, économique et institutionnelle que traverse le pays. Lors d’une cérémonie organisée à la Villa d’accueil, le chef du gouvernement a insisté sur la rigueur dans la gestion publique et sur l’unité nationale pour mener à bien l’agenda de la transition.
La présentation du cabinet ministériel s’inscrit dans la continuité du Pacte national pour la stabilité et l’organisation d’élections, un accord politique censé faciliter la sortie de crise. Devant des représentants du corps diplomatique, des responsables d’institutions publiques et plusieurs personnalités nationales, le Premier ministre a salué l’engagement du gouvernement sortant, qui a exercé ses fonctions dans un contexte marqué par l’insécurité et les tensions politiques.
Dans son discours, Alix Didier Fils-Aimé a affirmé que l’action gouvernementale reposera d’abord sur le renforcement de la sécurité nationale. Les capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et de la Force de répression des gangs devraient être renforcées afin de reprendre le contrôle des zones dominées par des groupes criminels et de restaurer l’autorité de l’État.
Le chef du gouvernement a également placé au cœur de son agenda le redressement économique et social, notamment à travers un dialogue avec le secteur privé et les partenaires internationaux. Les autorités entendent soutenir la production nationale, accompagner les agriculteurs et entrepreneurs et créer un climat favorable à l’investissement, dans un pays confronté à une profonde crise économique.
Enfin, l’organisation d’élections libres et crédibles a été présentée comme la troisième priorité du nouvel exécutif. Selon le Premier ministre, les mécanismes institutionnels, logistiques et sécuritaires nécessaires devront être mis en place afin de permettre le renouvellement du personnel politique et le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Alix Didier Fils-Aimé a appelé à la mobilisation de l’ensemble des forces vives du pays pour construire « une Haïti fondée sur l’unité, la solidarité et la paix », tout en remerciant les partenaires internationaux pour leur soutien aux efforts visant à stabiliser le pays.