Après plusieurs mois de dysfonctionnement en raison de l’insécurité, l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti communément appelé « Hôpital Général » s’apprête à rouvrir ses portes dans un nouvel espace.
C’est dans cet optique qu’un protocole d’accord a été signé mercredi 24 septembre 2025 entre le ministère de l’Économie et des Finances et celui de la Santé publique pour la reprise des activités au sein de l’institution sanitaire publique.
La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers- présidents Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire ainsi que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Si le bâtiment principal de l’hôpital général se trouve au centre-ville de Port-au-Prince, l’infrastructure sanitaire devrait rouvrir ses portes dans un tout nouvel espace, sous la supervision de la Direction d’Organisation des Services de Santé (DOSS). C’est ce qu’a indiqué des sources proches du ministère de la Santé Publique et la Population (MSPP).
Contrairement aux plans initiaux d’un hôpital de campagne, il s’agira d’un hôpital d’urgence qui devrait être opérationnel dans trois mois. Une initiative saluée par le ministre de la Santé, Sinal Bertrand, et le directeur exécutif de l’HUEH, Pierre Sonson Prince.
Depuis que la situation sécuritaire s’est détériorée dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, les besoins de soins hospitaliers ont considérablement augmentés. Des gens sont victimes quotidiennement, pour la plupart, de balles perdues.
Depuis la fermeture de l’hôpital général, le seul centre hospitalier public qui offre des services dans la région métropolitaine est l’hôpital universitaire La Paix, situé à Delmas. Selon les responsables de cet établissement sanitaire, les différents services sont dépassés en raison du nombre croissant de patients.
À rappeler que pour palier à ce problème majeur, l’ancien ministre de la santé, Dr Lorthe Blema avait tenté de rouvrir en décembre de l’année dernière le plus grand centre hospitalier public de la capitale haïtienne. La cérémonie de réouverture avait viré au carnage où plusieurs journalistes ont été assassinés et d’autres blessés par les balles assassines des bandits armés.
La décision de rouvrir l’hôpital général dans un autre espace montre que les autorités concernées ne sont pas en mesure de récupérer le bâtiment principal, endommagé et vandalisé par les gangs armés terroristes, malgré les opérations de nettoyage des rues menées dans la zone.

