Reouverture de l’HUEH : Un cadeau de Noël du ministre de la santé qui tourne au cauchemar

Reouverture de l’HUEH : Un cadeau de Noël du ministre de la santé qui tourne au cauchemar

Pour la Noël, le ministre de la santé publique, Dr Duckenson Lorthe BLEMA avait promis de rouvrir l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), dysfonctionnel depuis fin février dernier en raison de l’escalade des violences. Ce mardi 24 décembre, alors qu’il s’apprêtait à faire fonctionner le plus imposant centre hospitalier public du pays, l’événement a tourné au cauchemar.

Au moins deux journalistes et un policier ont été tués cet aaprès-mididu mardi tandis que plusieurs autres personnes ont été blessées, tel est le bilan d’une attaque meurtrière orchestrée par des individus lourdement armés identifiés comme membres du gang “5 Secondes” alors que les autorités s’apprêtaient à rouvrir l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) communément appelé « l’Hôpital Général ».

La tragédie s’est déroulée alors que la presse attendait l’arrivée du ministre de la Santé, Duckenson Lorthe Blema, pour couvrir la réouverture du plus grand Centre hospitalier public du pays, fermé depuis des mois après qu’il a été vandalisé par les bandes criminelles qui ont pris d’assaut la capitale haïtienne.

Selon plusieurs témoins, pendant que les journalistes attendaient à l’intérieur de l’hôpital l’arrivée de Blema, pour passer de la parole aux actes dans un contexte où les infrastructures sanitaires manquent cruellement dans laire métropolitaine, ils ont entendu des coups de feu sans savoir exactement d’où ils venaient, et c’est là qu’ils commençaient à être touchés par balles.

Les journalistes Jimmy Jean et Mackendy Natou ainsi que le policier Daniel Renaud ont été tués par balles ; tandis que Peyton Robens, Réginald Baltazar, Miracle Vélondie, Florise Deronvil, Jean-Jack Aspèges, Jocelyn Justin et Rosemond Vernet sont sortis blessés de l’attaque. Ils étaient restés plusieurs heures dans l’enceinte même du centre hospitalier pendant que les tirs nourris se faisaient entendre et que les corps de leurs confrères tués gisaient au sol.

En réponse à cette énième attaque des gangs armés criminels, le gouvernement a publié une note dans laquelle il a réitéré son engagement à traduire en justice les auteurs de ce crime abominable qui a coûté la vie à plusieurs personnels de la presse libre.

“Face à cette barbarie, nous réitèrons notre engagement sans faille à rétablir l’ordre et à traduire en justice les auteurs de ce crime. Les forces de sécurité ont été immédiatement mobilisées pour sécuriser les lieux, protéger le personnel sur place et lancer des opérations visant à identifier et à appréhender les criminels.” a assuré le gouvernement.

“La réhabilitation et la réouverture rapide du centre hospitalier font partie de nos priorités. Des équipes techniques et les forces de l’ordre travaillent sans relâche pour rendre fonctionnel cet établissement stratégique. Le personnel médical et les victimes seront soutenus et protégés dans cette période difficile, pour garantir que cet espace vital puisse continuer à servir la population.” a-t-il ajouté.

Quelques heures après l’attaque armée, des responsables d’associations locales de défense des droits de la presse n’ont pas tardé à réagir en imputant la faute au gouvernement haïtien.

Selon le responsable de SOS Journalistes, Guy Delva, l’attaque s’inscrivait dans un problème plus vaste dans lequel les journalistes sont pris pour cible par les gangs armés criminels et même par la police.

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