La plus haute instance judiciaire au Kenya a décidé, lundi 9 octobre 2023, de suspendre temporairement le déploiement de la mission internationale de sécurité en soutien à Haïti. Cette décision est prise suite aux demandes du parti politique de l’opposition kényane, Thirdway Alliance, ainsi que diverses autres personnalités du pays qui ne sont pas en faveur de l’intervention des policiers kenyans sur le sol haïtien.
L’intervention en Haïti de la force multinationale, approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, continue à faire face à des obstacles, certains internationaux et d’autres, locaux. Si d’abord, elle était bloquée dans les méandres de l’ONU à cause du droit de veto russe et chinois, maintenant, c’est l’opposition au Kenya qui se tient ferme contre le déploiement de la mission internationale non-onusienne. Bien que promis par le gouvernement kényan, le contingent de 1000 policiers en provenance de ce pays africain, qui doit fouler le sol haïtien, devra encore attendre jusqu’au 24 octobre prochain. C’est la justice kényane qui s’est prononcée de la sorte.
Malgré l’engouement des dirigeants kényans à prendre le leadership de la force multinationale, l’opposition dans cet État du continent africain, a travers une pétition signée par le dirigeant du parti Thirdway Alliance, Ekuru Aukot ainsi que d’autres personnalités, ne favorisent nullement la force. Le document a été envoyé par devant la haute cour de justice qui a, par la suite, suspendu l’intervention de la mission en attendant que les parties soumettent leurs arguments écrits.
À partir de la date, la plus haute instance judiciaire kényane va décider si oui ou non le déploiement du contingent de 1000 policiers kenyans aura lieu suivant les prescriptions de la résolution votée par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies.