Le Conseiller Présidentiel Smith Augustin rejette les accusations portées contre lui en ce qui concerne une scandale de corruption révélant que des membres de la structure politique dont le représentant de EDE auraient demandé à Raul Pierre Louis, président sortant du Conseil d’administration de la BNC, un montant de 100 millions de gourdes pour le maintenir dans son poste.
Accusé parmi d’autres d’avoir réclamé de l’argent au président sortant du conseil d’administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC), Raul Pierre Louis, pour le reconduire à la tête de cette institution, le Conseiller- Présidentiel Smith Augustin n’a pas pris trop de temps pour réagir. En effet, dans un communiqué publié, ce vendredi par son Bureau de communication, le membre du Conseil Présidentiel de transition, représentant de la coalition (RED/EDE/Compromis Historique) a rejeté d’un revers de mains les allégations de corruption portées contre lui qu’il juge “mensongères et calomnieuses”.
« C’est avec stupéfaction et indignation que je vois que des allégations mensongères et calomnieuses m’associant à des actes corruption gagnent l’espace public attaquant ainsi ma personnalité mon intégrité » a-t-il écrit étant actuellement à Paris avec la délégation haïtienne qui participera aux Jeux Olympiques.
« Je tiens à rappeler mon parcours exemplaire connu de toutes et de tous comme un homme de grande moralité publique qui n’hésite pas à exprimer son désaccord face à tout propos ou acte douteux » a fait savoir le Conseiller Présidentiel.
Parallèlement, M. Smith Augustin a exhorté la population haïtienne à rester vigilante et à ne porter aucune foi à ces propos qu’il juge mensonger et qui visent simplement à déstabiliser le gouvernement de transition_ le Conseil Présidentiel et le Premier Ministre_ au détriment des besoins urgents du pays.
« La population doit au contraire se concentrer sur les efforts du CPT qui consistent, conformément à son mandat, à renforcer notre démocratie, à combattre l’insécurité, à réformer la constitution, à promouvoir la justice sociale et à garantir en général le bien-être collectif du peuple haïtien par la mise en œuvre de politiques de redressement économique efficaces capables de sortir le pays dans l’impasse où il se trouve actuellement » a-t-il souligné tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre les grands chantiers entamés au bénéfice du pays et de la population haïtienne en dépit des tentatives de diffamation, d’intimidation et de sabotage.
Il faut souligner que cette scandale de corruption qui impliquerait trois membres du Conseil Présidentiel de transition dont le Conseiller Augustin Smith continue de prendre de l’ampleur avec ceux qui la dénoncent. Jeudi, l’avocat du responsable sortant de la BNC, Me. Sonnet Saint-Louis avait annoncé qu’une plainte avait été déposée auprès de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).
L’information a été confirmée par la suite par le Directeur général de l’institution, Hans Ludwig Joseph qui avait même indiqué qu’il a déjà donné son avis pour qu’une enquête s’ensuive. D’après l’homme de loi qui défend le président sortant du Conseil d’administration de la Banque Nationale de Crédit, les autres Conseillers- Présidentiels impliqués dans cette scandale de corruption sont le représentant de la plateforme politique “Pitit Desalin”, Emmanuel Vertilaire et celui de l’Accord du 21 Décembre, Louis Gérald Gilles.