Alors que la situation sécuritaire alarmante perdure dans la région métropolitaine et dans quelques villes de province, la population concernée exige des réponses concrètes du gouvernement de transition. Ce lundi 29 juillet 2024, quelques dizaines de personnes ont investi les rues de Saint-Marc pour demander aux autorités concernées d’adopter les mesures visant à freiner l’insécurité galopante.
Si dans plusieurs quartiers dans la capitale haïtienne, les bandes criminelles font la loi en tuant, violant et détruisant tout comme bon leur semble ; dans certaines localités dans diverses communes du département de l’Artibonite, c’est aussi le cas. À Pont-Sondé, une localité située sur la commune de Saint-Marc, à deux heures de Port-au-Prince, la pression monte à mesure que les gangs armés criminels qui sévissent dans les communes environnantes avancent.
Face à cette situation jugée alarmante, quelques dizaines de personnes, regroupés en associations, ont foulé le macadam, ce lundi, pour exiger le gouvernement dirigé par le Premier Ministre, Dr Garry Conille, à renforcer les moyens alloués aux forces de l’ordre pour lutter contre les gangs armés dans le département.
Cette marche pacifique a été organisée par la Commission de dialogue, réconciliation et conscientisation pour sauver l’Artibonite. Les participants ont parcouru plusieurs rues de la localité en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Latibonit kanpe goumen kont ensekirite ».
Il faut souligner que depuis l’annonce de l’état d’urgence sécuritaire sur les 14 communes des départements de l’Ouest et de l’Artibonite, des riverains d’autres villes non concernées n’ont cessé d’exprimer leur mécontentement. C’est le cas à L’Estère et à la Petite-Rivière de l’Artibonite.
À L’Estère, des organisations de la société civile dont Lestè Dabò ont appelé les autorités concernées à prendre en considération la commune qui fait face aux exactions sans bornes du gang criminel dénommé “Kokorat San Ras”. Ce mouvement commence à prendre de l’ampleur partout dans le département plus précisément dans les localités situées à proximité des zones affectées par les violences.