Vingt-quatre heures après la publication par l’ULCC des rapports d’enquête sur la corruption dans l’administration publique, l’organisation Nou Pap Konplis exhorte les autorités judiciaires à mettre l’action publique en mouvement contre les personnes indexées dans les documents révélant des cas graves de corruption.
Depuis que les sept rapports d’enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) sont mis au grand jour, c’est toute la société civile qui en parle pendant que les personnalités indexées commencent à réagir. Si les cas de corruption révélés dans les documents accablants à savoir détournement de biens publics, défaut de déclaration de patrimoine et autres, n’entonnent guère, l’opinion publique ne rate pas pour autant l’occasion d’exhorter les autorités compétentes en la matière à mettre l’action publique en mouvement contre les personnes citées dans les rapports.
Comme plusieurs autres, la structure de vigie citoyenne dénommée « Nou Pap Konplis » dit prendre acte de la transmission par l’institution chargée de lutter contre la corruption des dossiers accablants tout en profitant l’occasion pour féliciter le responsable de l’organisme ainsi que les enquêteurs.
» C’est un pas dans la bonne direction. En effet, la corruption constitue l’une des principales entraves au bon fonctionnement de l’administration publique et un frein au développement économique et social du pays. » a-t-elle dit dans une note de presse publiée ce mercredi.
Parallèlement, Nou Pap Konplis a exhorté les autorités en place principalement le ministre de la justice et le chef du parquet à mettre l’action publique en mouvement contre les personnes indexées dans le rapport de l’ULCC, pour détournement de biens publics conformément aux dispositions de l’article 54. de la Loi du 21 Mars 2014.
Par ailleurs, la structure a interpellé le Conseil Présidentiel de transition ainsi que le Premier ministre, Dr Garry Conille, ayant exprimé leur engagement dans la lutte contre cette épidémie endémique qui entrave la bonne marche des institutions haïtiennes, à passer de la parole aux actes en accompagnant l’ULCC.
En ce sens, Nou Pap Konplis recommande au gouvernement de transition de modifier le décret du 8 septembre 2004 portant la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) afin que cette institution soit plus forte et plus indépendante pour mieux combattre ce fléau qui entrave le développement du pays.
Il faut souligner que les rapports d’enquête transmis par l’ULCC à la Justice haïtienne met à nue de nombreux cas de corruption qu’il soit au sein de l’administration publique ou au niveau de la diplomatie haïtienne. Plusieurs personnalités sont indexées dans le document pour détournement de biens publics, d’autres sont citées pour faute de déclaration de patrimoine.