Très attendues en Haïti pour renforcer la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), engagée à résoudre la crise sécuritaire, les troupes jamaïcaines, appelées à faire partie de la force multinationale, devront arriver dans le pays en milieu de semaine. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre de la Jamaïque Andrew Holness.
Alors que les policiers kényans continuent de se battre au côté de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAD’H) dans le cadre de la Mission Multinationale d’appui à la Sécurité (MMAS), d’autres troupes devant faire partie de la Force multinationale sont toujours attendues dans le pays. Si la Jamaïque qui embrasse l’idée d’être représentée au sein de la Mission approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’avait pas encore donné de date en ce qui concerne le déploiement de ses troupes, ce mardi 10 septembre 2024, le Premier ministre de ce pays des Caraïbes a indiqué que ce processus débutera jeudi 12 septembre prochain.
Selon les Forces de Défense Jamaïcaine, une vingtaine de soldats et quatre officiers laisseront Kingston et mettront pied à terre dans la capitale haïtienne ce jeudi. Une fois sur place, ils participeront au commandement, au support logistique et à la planification de la Mission Multinationale.
Pendant que les opérations de grande envergure sont en train d’être menées un peu partout dans la région métropolitaine et dans d’autres villes de province, l’arrivée des autres troupes militaires des pays ayant promis de prendre part à la Force multinationale est toujours attendue. La Jamaïque avait formé ces troupes peu après le déploiement du premier contingent de policiers kenyans en Haïti, mais le déploiement de celles-ci a été retardé en raison de la situation que faisait face le pays des Caraïbes après le passage de l’ouragan Béryl.
Il faut souligner que malgré la présence à Port-au-Prince de plus de 200 policiers du pays d’Afrique de l’est, la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS) confirme toujours un retard qu’il soit dans le nombre de policiers dont il devrait avoir, soit plus de 2000, mais aussi dans le fournissement de matériels appropriés aux opérations qui doivent être menées.