Le Président du CPT, Edgar Leblanc Fils peut désormais conduire sa délégation vers New York pour participer à la 79e séance de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Ayant refusé d’accorder une protection complète au Coordonnateur de la structure politique de neuf membres, le Département d’État américain est revenu sur sa décision.
Jusqu’à dimanche après-midi, c’était la confusion totale sur le dossier relatif à la participation d’Haïti à la 79e séance ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à New York, aux États-Unis. Comme tous les États membres, leurs dirigeants ont bénéficié de la part du gouvernement américain une protection diplomatique afin de prendre part au sommet planétaire. Conduit par une délégation, le Premier ministre, Dr Garry Conille, est présent sur le sol américain depuis vendredi matin et attendait l’arrivée officielle du Président du Conseil Présidentiel de transition qui prendra la parole jeudi prochain.
Après avoir reçu le président Kényan William Ruto samedi dans le cadre d’une visite officielle éclaire à Port-au-Prince, le Coordonnateur du CPT, Edgar Leblanc Fils avait annoncé à la surprise générale qu’il ne se rendra plus aux États-Unis pour prendre part à l’Assemblée Générale de l’ONU. Il avait expliqué que c’est le Conseiller Présidentiel, Leslie Voltaire ayant prévues des rencontres bilatérales qui représentera le pays aux Nations Unies.
Le dossier a commencé à faire scandale et les informations fournies par des sources proches de la structure politique en charge du pays avaient révélé que depuis plusieurs jours le Département d’État américain avait informé M. Leblanc qu’il n’assurera pas sa protection comme tous les autres dirigeants des États membres, et que pour cette raison, le Coordonnateur du CPT ne pouvait se rendre en terre américaine.
Dimanche après-midi, après des pourparlers avec le gouvernement haïtien, le Département d’État est revenu sur sa décision en accordant la protection diplomatique à M. Leblanc. Ce dernier peut désormais effectuer son voyage pour la 79e Assemblée générale des Nations Unies.
“Les États-Unis feront preuve de la plus grande courtoisie à l’égard du Président du Conseil présidentiel de transition, EdgardLeblanc , à l’occasion de son voyage à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies. Le Président Leblanc bénéficiera d’une protection complète, comme c’est le cas pour tous les chefs d’État.” peut-on lire dans une publication de l’Ambassade américaine sur X.
Selon les informations fournies par plusieurs sources, le gouvernement américain n’avait pas accordé de protection diplomatique à Leblanc en raison d’une confusion sur le nombre de Conseillers Présidentiels qui se rendraient à New York. Il s’attendait à ce que c’est l’un d’entre eux seulement qui conduirait la délégation haïtienne pour prendre part à la 79e séance ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Le Département d’État américain n’avait pas accordé de protection diplomatique au Président du Conseil Présidentiel de transition parce que le fait d’avoir deux “Présidents”, Edgar Leblanc et Leslie Voltaire, représentant la présidence haïtienne ait compliqué la tâche des services secrets de protection américaine.
“Le gouvernement américain prend très au sérieux la sécurité des dignitaires étrangers aux États-Unis et regrette les retards dans l’approbation du dispositif de sécurité de M. Leblanc en raison de la complexité de nos procédures internes.” a expliqué les autorités américaines via leur ambassade en Haïti.
Jusqu’à ce lundi matin, les autorités haïtiennes n’ont pas encore réagi dans le sens de savoir si elles réaffecteront Edgard Leblanc Fils dans la délégation haïtienne pour prendre la parole jeudi prochain, où si elles maintiendront le choix du Conseiller- Présidentiel, Leslie Voltaire à conduire la délégation haïtienne en terre américaine.
Il faut rappeler que le représentant de Fanmi Lavalas ayant dans son agenda des rencontres à New York pour renforcer les relations bilatérales avait voyagé à bord de l’avion du président Kényan William Ruto qui avait fait une brève escale en Haïti avant de se rendre du côté des États-Unis.