Le Hezbollah a confirmé, ce samedi 28 septembre 2024, la mort de son chef Hassan Nasrallah, tué dans un raid israélien à Beyrouth, vendredi.
Si les rumeurs qui courent faisaient croire que le chef du Hezbollah a survécu à la suite de l’attaque de l’armée israélienne, survenue vendredi, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ce samedi, c’est le Hezbollah lui-même qui a confirmé la mort de son dirigeant alors que les doutes persistaient suite à une première annonce de l’armée israélienne.
Le décès de Hassan survient lors d’une sixième journée consécutive où la banlieue sud de la capitale du Liban, Beyrouth, bastion du Hezbollah, n’a cessé de subir les raids d’Israël. Chez les chiites au Liban, en Irak et en Iran et chez une grande partie des Palestiniens, c’est désormais la détresse et la tristesse qui prennent place après la mort de celui qu’ils considèrent comme un héros.
En effet, Hassan Nasrallah a été adulé par les foules du Maroc à l’Irak, en passant par le Levant et le Golf n’ayant jamais perdu une guerre face à l’État hébreu. Son caractère a tenir tête à chaque fois à Israël lui a valu une stature de leader populaire faisant ombrage à tous les présidents et rois arabes.
En 1993, puis en 1996, il avait tenu en échec l’État hébreu avant de lui contraindre de se retirer unilatéralement du Liban, en 2000. Six ans plus tard, il allait infligé à l’armée israélienne un revers sans précédent.
Depuis que le conflit entre Israël et le Hamas a éclaté en octobre dernier, faisant des dizaines de milliers de morts à Gaza, l’armée israélienne n’a cessé de multiplier les stratégies d’attaque pour éliminer les dirigeants des groupements anti-israeliens qu’ils soient dans la Bande de Gaza, le Liban ou ailleurs.
En ce qui concerne celles ciblant les principales figures du mouvement du Hezbollah, elles ont été mises en œuvre à partir de janvier dernier, provoquant la mort de Wissam Tawil, commandant de l’unité d’élite al-Radwan ; de Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah. Les stratégies d’attaque de l’État hébreu ont ciblé en septembre les appareils de communication qui ont subie des explosions, ce qui a entraîné la désorganisation du mouvement chiite.