Après la publication du rapport d’enquête de l’ULCC concernant l’affaire de corruption impliquant trois membres du Conseil Présidentiel de transition, NOUKONSYAN exige rapidement l’application des recommandations inscrites dans le document révélant des cas graves de corruption.
Trois jours après la publication du rapport d’enquête menée par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) concernant les allégations de corruption à l’encontre des trois Conseillers Présidentiels, Smith Augustin, Dr Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire, des organisations de la société civile, des personnalités politiques, et autres réclament la mise à l’écart sans condition des Conseillers indexés de la structure politique appelée à résoudre la crise multidimensionnelle haïtienne.
Si dans un premier temps, plus d’un attendaient les conclusions de l’enquête pour fixer leur position, maintenant, avec les résultats qui concluent que les trois concernés et le président du Conseil d’administration de la BNC sont bel et bien impliqués dans un stratagème de corruption, la balance se penche davantage en faveur du retrait des trous Conseillers Présidentiels indexés.
Ayant toujours défendu cette position, bien avant la publication des conclusions de l’investigation de l’Unité de Lutte Contre la Corruption, l’organisation socio-politique “NouKonsyan” dit prendre acte du document révélant les faits compromettants et exige aux autorités compétentes d’appliquer rapidement les recommandations qui s’y trouvent.
“Après la publication du rapport, nous exigeons rapidement l’application des différentes recommandations” a écrit l’organisation socio-politique dans un communiqué rendu public.
“De plus, les blocs politiques et les organisations faisant parties de ces coalitions ne se sont aucunement retrouvés en odeur de sainteté pour remplacer leur membre corrompu au CPT.” a lâché l’organisation qui dit soutenir l’existence d’un Conseil Présidentiel de transition avec des personnalités honnêtes et crédibles.
Dans son rapport d’enquête remis en main propre à la justice haïtienne, l’ULCC a recommandé aux autorités compétentes la mise en mouvement de l’action publique contre non seulement les trois Conseillers Présidentiels indexés dans le dossier accablant, mais aussi, le principal accusateur, Raoul Pierre-Louis, l’ex-Président du Conseil d’administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Alors que les jours passent et que le fonctionnement de la structure politique de neuf membres semble entraver à cause du dossier accablant, les membres annoncent des mesures, sans pour autant écarter les Conseillers Présidentiels épinglés, pour que la transition puisse assurer sa mission.