En ce qui concerne les Conseillers- présidents indexés dans le rapport d’enquête de l’ULCC relatif au dossier de la BNC, rien est encore décidé sur leur avenir. Si des rumeurs font croire que la communauté internationale exerce des pressions pour que les inculpés se retirent de la structure politique, les membres se sont entendus à ne rien décider avant qu’une décision de justice soit rendue.
Alors que la crise multidimensionnelle haïtienne continue de prendre de l’ampleur, le dossier de corruption de la Banque Nationale de Crédit (BNC) dans lequel trois membres du Conseil Présidentiel de transition sont impliqués a refait surface. Si au niveau de la justice haïtienne, les concernés sont convoqués pour faire avancer l’affaire, rien ne semble indiquer que les mesures qui seront prises attendront la décision de justice
Selon des informations fournies par des sources proches du Conseil Présidentiel de transition, les États-Unis auraient exigé au Conseillers- présidents indexés dans le rapport d’enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) de s’écarter au plus vite de la structure politique appelée à résoudre la crise multidimensionnelle qui sévit dans le pays. Des informations que d’autres sources réfutent catégoriquement.
Pendant que les rumeurs courent bon train, les membres du CPT se sont réunis jeudi après plusieurs jours sans qu’aucune rencontre n’a eu lieu en raison du dossier accablant qui entrave le bon fonctionnement du panel présidentiel. Durant la réunion, les conseillers ont convenu de maintenir dans leur fonction les membres du Conseil Présidentiel indexés dans l’affaire de la BNC.
Entre-temps, RED et Compromis Historique dont leur représentant au CPT, Smith Augustin est indexé jusqu’au cou dans le dossier accablant, dénoncent ce qu’ils qualifient de machination politique visant à affaiblir la structure politique.
Les deux partis politiques qui se sont coalisés expriment leur soutien au conseiller-président, et invitent le Conseil Présidentiel de transition à se concentrer sur des priorités telles que le rétablissement de la sécurité, le renforcement du Conseil Électoral Provisoire (CEP) en vue de l’organisation des élections et du référendum.