Le RENAMEL a condamné l’attaque orchestrée par les gangs armés criminels contre l’Hôpital Général lors de la tentative de sa réouverture mardi où plusieurs journalistes ainsi que des agents de l’ordre ont été tuées et d’autres grièvement blessées.
Au lendemain de l’attaque armée orchestrée contre l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) communément appelé « l’hôpital Général » lors de la tentative de sa réouverture par le Ministre de la Santé Publique, ce mardi 24 décembre 2024, les membres du gouvernement, des organisations de la société civile ainsi que des personnalités publiques ne s’se empêchent pas de dénoncer l’acte jugé “terroriste” et “barbare”.
Dans un communiqué publié, le Réseau National des Médias en Ligne (RENAMEL) a condamné avec la plus grande fermeté l’attaque qui a fait plusieurs victimes notamment des journalistes qui exerçaient leur profession. L’organisme qui intervient dans le secteur des médias en ligne a souligné qu’il s’agit d’un coup dur porté à la presse haïtienne.
“Cette nouvelle attaque sanglante vient endeuiller, une fois de plus, la presse haïtienne et porter un coup dur à la liberté de la presse dans le pays. L’assassinat de ces deux journalistes, qui n’étaient que dans l’exercice de leur métier, est un acte ignoble qui ne saurait rester impuni. Mais aussi, le meurtre de ce policier sur le théâtre d’affrontement avec des bandits cherchant à nuire le bon fonctionnement de la société.” a écrit le RENAMEL.
Les bandits identifiés comme membres du gang armé criminel “5 Secondes” ont orchestré l’attaque alors que le Ministre de la Santé Publique, Dr Duckenson Lorthe BLEMA s’apprêtait à rouvrir l’Hôpital Général. L’événement qui coïncidait avec la veille de jour de Noël avait réuni plusieurs personels de la presse. Deux d’entre-eux ont été lâchement tués et d’autres grièvement blessés.
Les journalistes de médias en ligne Jimmy Jean et Mackendy Natou ont été identifiés comme ceux qui ont été tués. Un policier qui était aussi sur place, Daniel Renaud a été aussi tué par balles.
Suite à cette énième attaque des bandes criminelles qui ont pris d’assaut le plus grand Centre hospitalier public du pays, le Réseau National des Médias en Ligne (RENAMEL) a exhorté les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à cette insécurité généralisée et traquer les auteurs de ces actes criminels.
Parallèlement, le RENAMEL a rappelé que de nombreux journalistes haïtiens font face quotidiennement à des menaces et des intimidations. Une situation qui constitue une entrave grave à la démocratie et à l’exercice de la liberté d’expression.
Quelques heures après l’attaque contre l’imposant institution sanitaire publique, dysfonctionnelle depuis plusieurs mois en raison de l’aggravation de la crise sécuritaire, le gouvernement haïtien avait réagi dans une note de presse en déclarant que les auteurs du crime abominable seront traqués.
Depuis l’escalade de violences en fin février dernier, la région métropolitaine s’apparente à une zone de guerre. Les gangs armés criminels qui terrorisent quotidiennement la population haïtienne continuent de s’accaparer davantage de territoires pendant que les autorités concernées annoncent prendre des mesures concrètes pour les stopper.
Face à cette situation alarmante, le Réseau National des Médias en Ligne (RENAMEL) a lancé un appel à la communauté internationale à soutenir le peuple haïtien dans cette lutte contre le banditisme et à apporter son aide pour le rétablissement de l’ordre et de la sécurité en Haïti.