En raison de l’insécurité persistante à Turgeau avec la progression des groupes armés, MSF a fermé son centre d’urgence dans cette localité de Port-au-Prince.
Avec la montée en puissance des bandes terroristes qui s’accaparent davantage de territoires dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, tous les secteurs d’activité sont donc paralysés. L’école, le commerce et même la santé sont obligés de fuir les localités contrôlées par les gangs armés.
À Turgeau, un quartier du Centre-Ville, un climat de peur prend place avec la progression des groupes armés qui terrorisent quotidiennement la population dans la capitale haïtienne. Alors que cette situation perdure au niveau de cette zone, Médecins Sans Frontières (MSF) a décidé de fermer son Centre d’urgence qui se trouve à l’Avenue Charles Sumner. C’est ce que l’organisation a indiqué dans un communiqué.
L’organisation non gouvernementale qui intervient dans le domaine de la santé a pris cette décision dans un contexte où la zone est davantage ciblée par les violences perpétrées par les gangs terroristes. L’organisme a prévu de reprendre ses activités dès que les conditions le permettront.
La décision de l’organisation non gouvernementale intervient dans un contexte où l’aire métropolitaine manque des infrastructures sanitaires alors que les violences continuent de faire des victimes, le plus souvent dans le camp de la population civile.
Par ailleurs, Médecins Sans Frontières en a profité pour dénoncer l’attaque d’un convoi clairement identifié aux couleurs de l’organisation. Elle est survenue dans la capitale samedi 15 mars dernier.
“Plusieurs membres du personnel de MSF Turgeau ont été blessés lors de cette attaque.” a déploré l’ONG.
Depuis que la crise sécuritaire s’est aggravée dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en février 2024, aucun secteur d’activité n’est épargné par les exactions des bandits terroristes. Ces derniers pillent des bibliothèques, incendient des établissements scolaires et même des centres de santé.
Quant aux infrastructures policières et carcérale, ces dernières ne sont pas exemptées. Ce qui est aussi le cas pour les locaux de diverses agences de presse. Jusqu’où les violences perpétrées par les gangs terroristes arriveront-t-elles ? Pourquoi les autorités concernées ne se pressent pas pour prendre des mesures concrètes pour les stopper ?