Le coordonnateur du parti politique nommé Force Révolutionnaire d’Entente Nationale (FREN), l’ancien sénateur Guy Philippe a démenti les rumeurs qui laissent croire qu’il serait à la tête d’un groupe d’individus lourdement armés s’apprêtant à prendre d’assaut la ville des Cayes.
Durant le week-end écoulé, des informations provenant de plusieurs sourcent laissent entendre que l’ancien sénateur de la Grande-Anse serait à la tête d’un commando de plusieurs dizaines d’individus cantonnés entre les communes de Tiburon et les Anglais afin de prendre d’assaut la ville des Cayes, dans le département du Sud.
Selon l’ancien putschiste, instigateur du coup d’État du 29 février 2004 qui avait renversé le président haïtien Jean-Bertrand Aristide, il s’agit de rumeurs, profitant aussi pour les condamner.
« Je les condamne fermement car le seul complot dans lequel je pourrais grandement participé sera celui du peuple haïtien pour libérer le pays.» a écrit l’ancien élu de la Grande-Anse dans un communiqué.
Les informations dénoncées par l’ancien parlementaire soutiennent aussi que ce dernier préparerait une attaque contre le commissariat et la prison civile des Cayes dans l’objectif d’amorcer un trouble afin de mater le Conseil Présidentiel de transition (CPT).
« Ce dit complot sera certainement axé sur le chambardement de ce système protégé par un conseil présidentiel illégal et un gouvernement antipopulaire. » a-t-il poursuivi.
Les allégations contre le repris de justice intervient environ un an après que ce dernier avait forcé le départ de l’ancien Premier ministre Ariel Henry, n’étant pas en mesure de retourner dans le pays après un voyage officiel au Kenya puis aux États-Unis.
Les bandes armées terroristes avaient intensifié leurs violences dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Ce qui avait conduit par la suite à l’évasion spectaculaire des deux plus grands centres carcéraux du pays notamment le Pénitencier nationale et la Prison civile de la Croix-des-Bouquets. Des attaques que l’ancien sénateur et son parti avaient revendiqué.