Trois policiers tués à Liancourt : le CPT condamne et passe des instructions

Trois policiers tués à Liancourt : le CPT condamne et passe des instructions

Environ vingt-quatre heures après l’attaque des bandits à Liancourt qui a coûté la vie à trois policiers, le Conseil Présidentiel de transition (CPT) a condamné l’assassinat des agents de l’ordre. La structure présidentielle a également passé des instructions au CSPN pour honorer la mémoire des victimes.

Dans ce contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire, les attaques armées se répètent dans Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, mais ne se ressemblent pas. Si chacun porte son lot de victimes, notamment au sein de la population civile, les bandits terroristes semblent avoir développé un goût particulier dans l’assassinat des agents de l’ordre.

À Liancourt, une commune du département de l’Artibonite, trois policiers ont été tués mardi dans une embuscade tendue par les assaillants alors que ces derniers prenaient d’assaut la zone. Des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent les corps des agents de l’ordre mutilés, traînés par terre par les individus lourdement armés. Une scène qui ne cesse de soulever l’indignation.

Environ vingt-quatre heures après l’attaque des bandits dans la commune du département de l’Artibonite qui a coûté la vie au trois policiers, le Conseil Présidentiel de transition (CPT) a condamné l’assassinat des agents de l’ordre.

« Nous condamnons l’assassinat des trois policiers identifiés aux noms de Jean Louis Daniel, Dareus Daniel et Fegensly Mertus » a écrit la structure présidentielle dans une note rendue publique.

Parallèlement, le Conseil Présidentiel de transition (CPT) a également profité de l’occasion pour exprimer ses condoléances et sa profonde solidarité aux familles et aux proches des victimes.

Par ailleurs, la structure présidentielle de neuf membres a déclaré qu’il a instruit le chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, de mobiliser toutes les ressources nécessaires dont dispose le gouvernement afin d’établir les faits et d’honorer la mémoire des victimes.

L’attaque armée ayant coûté la vie aux policiers à Liancourt intervient dans un contexte où l’insécurité bat son plein dans cette commune du département de l’Artibonite depuis plus de trois jours. Alors que la situation sécuritaire dégénérait, les responsables au niveau de la zone n’ont jamais cessé d’appeler les autorités policières à intervenir afin contrecarrer les actions des bandits terroristes.

Et comme c’est souvent le cas, un véhicule blindé de la Police Nationale d’Haïti (PNH), à bord duquel se trouvaient les policiers victimes, faisait une pénétration dans la zone attaquée avant de tomber dans une embuscade tendue par les gangs armés. Les agents de l’ordre ont été exécutés et le véhicule blindé de l’institution policière incendié.

Alors que la crise sécuritaire dégénère dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, les policiers continuent d’être victimes pendant que la Police Nationale d’Haïti (PNH), dernier rempart entre l’ordre et le chaos généré par les bandits, demeure incontournable dans la lutte contre le grand banditisme. Malgré cela, l’institution policière fait face à des manques criants de ressources nécessaires pour résoudre la crise sécuritaire.

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