Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a condamné le massacre qui a eu lieu à Liancourt mardi où trois policiers ont été tués dans une embuscade tendue par les gangs armés qui ont pris le contrôle de cette commune du département de l’Artibonite. L’organisme syndicale a aussi appelé les policiers à la révolte.
Moins de vingt-quatre heures après l’assassinat crapuleux des trois policiers et des deux brigadiers à Liancourt lors d’un affrontement avec les gangs armés terroristes qui ont pris d’assaut cette commune du département de l’Artibonite, c’est toute la population haïtienne qui se dit consterner par cet acte barbare qui traduit l’aggravation de la crise sécuritaire dans la région.
Pendant que les autorités concernées n’ont pas encore pipé mots, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a rejoint sa voix à la mêlée pour condamner le « massacre » et dénoncer la passivité du Directeur Départemental de l’Artibonite (DDA), le Commissaire Divisionnaire Calerb Exantus ainsi que le Haut commandement de l’institution policière.
« Nous sommes consternés devant les images qui circulent en boucle sur les réseaux sociaux montrant les cadavres des vaillants policiers et brigadiers humiliés » a écrit l’organisme syndicale dans un communiqué.
Parallèlement, le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a appelé les policiers de tous les Directions Départementales à la révolte, dénonçant l’insouciance des membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), du gouvernement et du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN).
« Les policiers doivent se révolter parce que si les responsables avaient pris au sérieux la lutte quotidienne que mène la Police Nationale pour endiguer la violence des gangs, ils mettraient à la disposition des forces de l’ordre des moyens pour finir une fois pour toute avec l’insécurité persistante » a-t-il dénoncé.
« Le gouvernement garde en sa possession des matériels, dont des drones kamikazes, achetés et destinés aux agents de l’ordre pour intensifier les opérations anti-gangs. » a ajouté la structure syndicale au sein de la Police Nationale d’Haïti, tout en exigeant la révocation du Directeur Général par intérim de l’institution policière, Rameau Normil.
Le SPNH-17 a laissé entendre que les autorités concernées ont divisé entre elles l’argent destiné au renseignement et relatif au budget de guerre approuvé par les responsables pour que les forces de l’ordre haitiennes notamment la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) mènent à bien les opérations anti-gangs.
L’intervention du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) intervient quelle heure après que deux policiers et deux brigadiers ont été tués lors d’une intervention à Liancourt. Les gangs armés terroristes identifiés comme membres du gang « Gran Grif » et « Taliban » ont humilié leurs cadavres alors qu’ils tentaient vainement de reprendre le contrôle de la commune de l’Artibonite aux mains des terroristes depuis plus de deux jours.
Les policiers continuent d’être victimes et humiliés dans un contexte où leurs interventions sont plus que nécessaires pour combattre l’insécurité qui persiste dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province. Est-ce que les autorités concernées sont bien décidés à accompagner les forces de l’ordre pour qu’elles puissent mener à bien leur travail ? Où les responsables semblent-ils décider à faire de la lutte contre l’insécurité un beau discours prononcé à chaque fois pour calmer la clameur publique ? Que les autorités prennent leurs responsabilités !