Les violences perpétrées par les gangs armés terroristes se sont intensifiées depuis mercredi soir dans la Plaine du Cul-de-sac. Une situation qui pousse plusieurs membres de la population civile de la zone, paniquée, à abandonner leurs domiciles.
Dans un contexte où l’insécurité prend de l’ampleur, ce sont presque toutes les localités de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince qui font face aux violences perpétrées par les gangs armés terroristes. Malgré les mesures prises et d’autres annoncées par les autorités concernées pour résoudre la crise sécuritaire, celle-ci se dégénère.
Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2025, de violents affrontements ont opposé les gangs « Chiens Méchants » et « 400 Mawozo » dans la Plaine du Cul-de-Sac. Le groupe terroriste dirigé par le caïd « Lanmò San Jou » aurait attaqué pour prendre le contrôle du poste de péage de Carrefour Marassa.
Jusqu’à jeudi matin, des tirs nourris et sporadiques ont été entendus dans la zone témoignant l’intensification des affrontements entre les deux gangs armés qui partagent une grande partie de la Plaine du Cul-de-sac.
Pour l’heure, aucun bilan des victimes ni des dégâts n’est encore publié. Toutefois, des membres de la population civile de la zone concernée par les hostilités prennent la fuite avec enfants et bagages en mains sans savoir où aller.
La situation sécuritaire qui persiste dans cette zone de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que d’autres localités dans toute la région traduit l’engagement des gangs armés terroristes à poursuivre leurs assauts répétés face à des forces de sécurité haïtiennes qui semblent dépassées.
Alors que les autorités concernées ont promis un budget de guerre pour renforcer la Police Nationale d’Haïti (PNH) ainsi que les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) pour intensifier les opérations anti-gangs dans les zones contrôlées par les bandits terroristes, rien n’est encore fait jusqu’à présent.