Le Royaume-Uni a avoué qu’il est prêt à reconnaître l’État de Palestine en septembre moins d’une semaine après que la France a également pris cette décision. C’est le Premier ministre britannique Keir Starmer qui a fait l’annonce.
En effet, à l’issue d’une réunion de son cabinet, qu’il avait rappelé ce mardi en urgence, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé que le Royaume-Uni se dit prêt à reconnaître l’État de Palestine en septembre prochain lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.
« Je peux confirmer que le Royaume-Uni reconnaîtra l’État de Palestine d’ici à moins que le gouvernement israélien ne prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la situation épouvantable à Gaza, convienne d’un cessez-le-feu et s’engage dans une paix durable et à long terme, ravivant la perspective d’une solution à deux États », a-t-il déclaré.
Parallèlement, M. Starmer a demandé à Israël de « permettre aux Nations unies de reprendre la fourniture d’aide dans la bande de Gaza, menacée de famine, et de s’engager à ce qu’il n’y ait pas d’annexions en Cisjordanie ». Il a aussi exigé du Hamas la libération des otages restants ainsi que sa démilitarisation totale.
Cette déclaration du dirigeant travailliste intervient dans un contexte où des mesures ont été prises au niveau du Conseil de Sécurité de l’ONU pour favoriser une solution à deux États. Elle intervient aussi à un moment où la pression s’est intensifiée ces derniers jours sur le dirigeant britannique.
En réaction, le ministère israélien des Affaires étrangères a « rejeter » d’un revers de main l’annonce de Londres concernant la reconnaissance de l’État de Palestine. Le responsable des affaires étrangères de l’État hébreu a qualifié « le changement de position du gouvernement britannique » de « récompense pour le Hamas ».
À noter que la veille de la prise de position du Premier ministre britannique, le président américain Donald Trump s’était abstenu de toute critique à propos d’une éventuelle reconnaissance. Le locataire de la Maison Blanche a adopté cette position lors d’une conférence de presse dans son complexe de golf de Turnberry, en Écosse.
« Je ne vais pas prendre position, ça ne me dérange pas que lui [Keir Starmer] le fasse. » a-t-il répondu aux questions des journalistes qui l’interrogeaient.
À rappeler qu’avant le Premier ministre britannique, le président français Emmanuel Macron avait annoncé le 24 juillet que la France allait reconnaître un État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, devenant ainsi le premier pays du G7 à le faire.