Prise pour cible par les gangs armés terroristes, la commune de Liancourt dans l’Artibonite fait face à une situation intenable. Ce qui pousse le population à lancer un cri d’alarme à l’endroit des autorités concernées pour que ces dernières prennent des mesures pour rétablir la sécurité dans la zone.
C’est presque chaque jour que Liancourt, commune située dans le département de l’Artibonite, fait face à des attaques des bandits armés qui la contrôlent. Identifiés comme membres actifs des gangs « Taliban » et « 400 Mawozo », les assaillants avaient lancé un assaut contre le commissariat de la zone avant d’imposer un climat de terreur dans la zone.
Plusieurs mois après l’invasion des bandits dans cette commune du Bas-Artibonite, l’ensemble des localités sont désormais sous le contrôle des assaillants. Face à cette situation jugée « intenable », la population civile lance un cri d’alarme à l’endroit des autorités concernées pour que ces dernières prennent des mesures concrètes pour rétablir un climat de sécurité dans les zone.
« Liancourt est dévastée, il ne reste presque plus aucune localité intacte. La seule zone encore sous contrôle de la population est Chandelle, mais elle est la cible quotidienne de bombardements des gangs qui tentent de s’en emparer. » a déploré l’agronome Wonder Dorsainvil, qui intervenait lundi matin sur les ondes de la radio Magik9.
Selon ce notable de la zone, qui intervenait à l’émission Panel Magik, les gangs armés ont imposé un véritable siège aux habitants des communes voisines comme Nerette, Désarmes et Deschapelles, les empêchant de circuler ou de s’approvisionner en carburant
« Le carburant, qui devait transiter par Liancourt, n’arrive plus, provoquant une crise humanitaire sans précédent dans l’ensemble des communes du département considéré comme le grenier du pays. Les écoles sont fermées, les champs abandonnés, et la vie économique est totalement paralysée. » a-t-il souligné.
Entre samedi et dimanche, au moins dix personnes ont été tuées à Estral, localité de Liancourt, par le gang « Gran-Grif », a dénoncé un membre de la Commission de dialogue, de réconciliation et de conscientisation pour sauver l’Artibonite.
Si depuis plusieurs jours, des groupes d’autodéfense ont su tenir face aux assauts répétés des bandits armés, ces derniers ne semblent plus en mesure de défendre, et il ne resterait plus qu’une question de temps pour que les autres communes environnantes, prises pour cibles par les individus lourdement armés, tombent aux mains de ces derniers.