Une plume libre, acérée et non subventionnée.
Dans le grand théâtre des relations internationales, il y a ceux qui écrivent l’histoire… et ceux qui la quémandent en sacs de 50 kilos. Alors que Port-au-Prince tourne le dos à PÉKIN pour mieux plonger sa cuillère dans le riz taïwanais. Tandis que d’autres États du monde tissent des alliances stratégiques et solides avec la CHINE, HAÏTI s’accroche à TAÏWAN comme à une bouée de riz flottant dans un océan d’indigence diplomatique.
7 920 TONNES DE RIZ VS 4 HÉLICOPTÈRES : LA DIPLOMATIE À DEUX VITESSES…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. HAÏTI reçoit 7 920 tonnes de riz offertes par TAÏWAN, une cargaison évaluée à environ 4,5 millions USD. Alors que PARAGUAY reçoit 4 hélicoptères flambant neufs livrés par le même TAÏWAN, dans le cadre d’une coopération militaire.
En résumé : là où d’autres volent, HAÏTI se gave. Une diplomatie de cuisine qui ferait rougir de gêne n’importe quel manuel de stratégie internationale.
DE PÉKIN À TAÏWAN : LE GRAND VIRAGE … À CONTRE-SENS…
Ce choix ne date pas d’hier. En 1956, HAÏTI fut le premier pays non asiatique à reconnaître la République de CHINE (TAÏWAN). Et en 1971, au moment où l’ONU basculait massivement vers la République Populaire de CHINE, HAÏTI est restée accrochée à TAÏWAN comme un naufragé à son radeau.
Pendant plus de 65 ans, PORT-AU-PRINCE a refusé d’établir des relations avec PÉKIN, se privant ainsi de milliards en investissements et de partenariats structurants.
Pendant que la CHINE finance des voies ferrées en AFRIQUE, des ports géants au Sri Lanka, des zones économiques spéciales en ÉTHIOPIE, des universités et hôpitaux en AFRIQUE FRANCOPHONE, HAÏTI fête ses dons de riz comme des trophées diplomatiques. C’est un peu comme refuser une CENTRALE ÉLECTRIQUE pour applaudir une bougie.
UN PARTENARIAT BANCAL : RIZ CONTRE RECONNAISSANCE
Le deal est simple, presque caricatural : TAÏWAN donne du riz, HAÏTI donne sa voix diplomatique. Un mariage d’intérêt où l’un apporte la TECHNOLOGIE, la DÉFENSE et les INFRASTRUCTURES, pendant que l’autre offre des communiqués à l’ONU et une fidélité diplomatique à prix discount.
TAÏWAN y gagne un précieux soutien dans sa bataille d’existence diplomatique. HAÏTI, elle, y gagne… quelques mois de riz dans des entrepôts d’État souvent mal gérés.
Certains négocient des PORTS, des SATELLITES ou des CENTRES TECHNOLOGIQUES ; HAÏTI, elle, attend peut-être une bicyclette diplomatique en bonus pour compléter le menu.
CHOIX HISTORIQUE… OU HYSTÉRIQUE ?
HAÏTI, première République noire libre, pionnière de la souveraineté mondiale en 1804, aurait pu négocier avec PÉKIN des zones franches industrielles, des réseaux logistiques modernes, des transferts technologiques massifs. Mais non. Elle persiste dans une diplomatie qui ressemble à une file d’attente humanitaire déguisée en politique étrangère.
Quand on se contente de miettes, on ne devient jamais boulanger. Quand on confond politique étrangère et panier de provisions, on reste éternellement l’élève affamé qui attend la cloche de la distribution.
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Amos CINCIR
Ambassadeur du Royaume
16 Octobre 2025 | Afrique Centrale