La nomination et l’installation de Sandra Paulemon à la tête du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), le 4 mars 2026 à Port-au-Prince, ont rapidement provoqué de vives réactions en ligne. Sur la page Facebook officielle de la Primature, de nombreux internautes haïtiens ont exprimé leur scepticisme et leurs critiques quant à la capacité de la nouvelle ministre à diriger une institution stratégique de l’État.
Sandra Paulemon a été officiellement installée à la tête du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans son allocution, le chef du gouvernement a salué le travail de la ministre sortante, Ketleen Florestal, tout en affirmant que la nouvelle titulaire aura pour mission de renforcer la planification stratégique et la coordination de la coopération internationale au service du développement national.
Mais à peine l’annonce publiée sur la page Facebook de la Primature, les réactions critiques n’ont pas tardé à se multiplier. Plusieurs internautes ont remis en question la capacité intellectuelle et la préparation technique de la nouvelle ministre, certains évoquant sa maîtrise du langage et d’autres s’interrogeant sur son expérience pour diriger une institution considérée comme le centre de conception stratégique du développement économique et social du pays. D’autres commentaires ont également ciblé le gouvernement et la classe politique, accusés par certains citoyens de privilégier la proximité politique ou la militance au détriment de la compétence dans les nominations publiques.
Alors que le gouvernement affirme vouloir renforcer la cohérence de l’action publique et mobiliser efficacement la coopération internationale, ces critiques illustrent une méfiance persistante d’une partie de l’opinion publique envers les choix politiques. Pour l’instant, la rédaction de Presslakay indique attendre les résultats concrets de la nouvelle ministre, dans un contexte où une question revient avec insistance dans les débats en ligne : en Haïti, la compétence prime-t-elle réellement dans les nominations publiques ou la militance politique reste-t-elle le facteur déterminant ?