À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, le Ministère de la Condition Féminine et des Droits de la Femme (MCFDF) a lancé, mercredi 4 mars 2026 à l’Hôtel Montana à Port-au-Prince, deux journées de réflexion autour de la Politique d’Égalité Femmes-Hommes 2014-2034. L’objectif est d’évaluer les progrès réalisés, identifier les défis persistants et renforcer les politiques publiques en faveur de l’égalité de genre en Haïti.
À l’initiative du Ministère de la Condition Féminine et des Droits de la Femme (MCFDF), des responsables gouvernementaux, partenaires internationaux et organisations féministes se sont réunis le 4 mars à Port-au-Prince pour réfléchir aux avancées et aux défis liés à la mise en œuvre du Plan d’Action National d’Égalité Femmes-Hommes (PANEFH). L’atelier, organisé à l’Hôtel Montana, a rassemblé notamment la directrice générale du MCFDF, Sandy François, des cadres du ministère, des représentants d’institutions publiques, d’agences des Nations unies et d’organisations de la société civile. En ouverture, Evelyne Bien-Aimé a présenté le contexte et les objectifs de la rencontre avant l’intervention du représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en Haïti, Samir Anouti, qui a salué l’engagement de l’État haïtien en faveur de l’égalité de genre et réaffirmé le soutien de son institution, notamment dans les domaines de la santé sexuelle et reproductive et de la lutte contre les violences basées sur le genre.
Prenant la parole, la ministre de la Condition Féminine et des Droits de la Femme, Pedrica Saint Jean, a qualifié l’atelier de « moment clé de notre action collective », soulignant qu’il s’agit d’un espace de dialogue réunissant pouvoirs publics, organisations féministes et partenaires techniques. Elle a rappelé que l’adoption en 2014 de la Politique d’Égalité Femmes-Hommes a marqué une étape importante en intégrant durablement l’approche genre dans les politiques publiques. Toutefois, malgré certaines avancées telles que les programmes de protection sociale, les initiatives pour la santé reproductive ou l’éducation des filles, les inégalités structurelles et les violences basées sur le genre demeurent préoccupantes. La ministre a également souligné l’appui du gouvernement, affirmant que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé soutient les efforts visant à renforcer la participation des femmes dans les espaces décisionnels.
Les discussions techniques ont ensuite porté sur les orientations stratégiques du Plan d’Action National d’Égalité Femmes-Hommes (PANEFH), avec des présentations de Viona Guerrier, directrice de la DPAG, et de Marie Carline Laurenceau, directrice de l’UCDD. Les participants ont examiné plusieurs axes prioritaires, notamment l’accès équitable à la justice, la promotion d’une éducation non sexiste, l’accès à la santé sexuelle et reproductive et l’égalité économique. Cette réflexion s’inscrit également dans les engagements internationaux d’Haïti, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et les Objectifs de Développement Durable. Les travaux doivent se poursuivre le 5 mars afin de formuler des recommandations destinées à renforcer l’impact du futur plan national sur la vie des femmes et des filles en Haïti.