La Police nationale d’Haïti (PNH) a présenté un projet stratégique visant à renforcer ses capacités opérationnelles dans le département de l’Ouest. Financé par l’Union européenne à hauteur de 10 millions d’euros, ce programme prévoit la construction de cinq bases opérationnelles avancées pour intensifier la lutte contre les gangs.
Réunie le 5 mars 2026 dans ses locaux à Tabarre avec une délégation conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des États américains (OEA), la Police nationale d’Haïti (PNH) a officiellement présenté le projet FOB (Forward Operational Base). Cette initiative vise à renforcer la présence et l’efficacité des forces de l’ordre dans le département de l’Ouest, l’une des zones les plus affectées par l’insécurité liée aux groupes armés. Entièrement financé par l’Union européenne pour un montant estimé à 10 millions d’euros, le programme prévoit la réhabilitation et la construction de cinq bases opérationnelles avancées, accompagnées de postes de combat avancés.
Selon la Direction de communication de la Police (DICOP), la PNH sera chargée d’identifier les emplacements stratégiques de ces infrastructures en fonction des impératifs sécuritaires et des territoires récemment reconquis. Les travaux devraient débuter dès ce mois de mars pour une durée estimée à 18 mois. Ces bases accueilleront des unités de la PNH ainsi que des membres de la Force de Suppression des Gangs (FSG) et seront dotées d’une logistique complète incluant maintenance mobile, cuisines centralisées et soutien médico-opérationnel avec des centres de prise en charge rapide des blessés.
À travers ce projet, les autorités policières espèrent favoriser un déploiement plus rapide et plus efficace des unités sur le terrain afin de consolider les zones libérées et renforcer la présence de l’État dans la région métropolitaine. La PNH voit dans ce partenariat avec l’UE et l’OEA un appui déterminant pour restaurer la sécurité et stabiliser durablement les territoires touchés par la violence des gangs.