WASHINGTON, 13 mars 2026 — De nouveaux développements émergent dans le dossier du Temporary Protected Status (TPS) concernant des milliers d’Haïtiens aux États-Unis. Selon l’avocat haïtiano-américain Frandley Denis Julien, les défenseurs des bénéficiaires du programme ont récemment saisi la Cour suprême afin de contester la procédure employée par l’administration américaine pour mettre fin à certaines protections migratoires.
Dans un document déposé devant la Cour suprême, les avocats demandent aux juges de ne pas statuer en urgence sur la demande de l’administration visant à suspendre certaines protections. Ils souhaitent que la haute juridiction attende d’abord la décision de la cour d’appel fédérale, estimant que le dossier mérite d’être examiné sur le fond plutôt que dans une procédure accélérée. Les défenseurs des migrants plaident également pour que les cas d’Haïti et de la Syrie soient consolidés, au motif que plusieurs questions juridiques soulevées dans ces dossiers sont similaires.
Les avocats soutiennent par ailleurs que leur contestation ne porte pas sur la capacité du gouvernement américain à mettre fin au TPS, mais plutôt sur le processus ayant conduit à cette décision, qu’ils jugent contraire à l’esprit de la loi régissant ce programme. Ils affirment notamment que l’administration n’a pas démontré en quoi la présence de bénéficiaires installés aux États-Unis depuis plus d’une décennie constituerait une menace pour la sécurité nationale. Dans le même temps, la question de l’extension des permis de travail liés au TPS, dont certains arrivent à expiration à la mi-mars, reste au centre des préoccupations de la communauté haïtienne.
Pour Me Frandley Denis Julien, ces démarches juridiques représentent une évolution importante dans la bataille judiciaire autour du TPS, susceptible de prolonger l’examen du dossier et de donner un répit temporaire aux bénéficiaires concernés, dans l’attente d’une décision définitive de la justice américaine.
Robenson Brutus