Scandales au Capitole : Swalwell et Gonzales démissionnent, deux autres élus sous pression

Scandales au Capitole : Swalwell et Gonzales démissionnent, deux autres élus sous pression

WASHINGTON, 14 avr. 2026 (Presslakay) — Les représentants Eric Swalwell (démocrate, Californie) et Tony Gonzales (républicain, Texas) ont démissionné mardi du Congrès américain, de justesse avant que leurs collègues ne mettent aux voix leur expulsion. Les deux élus faisaient l’objet d’enquêtes distinctes du Comité d’éthique de la Chambre pour des faits présumés de mauvaise conduite sexuelle à l’égard de membres de leur personnel, en violation du règlement intérieur.

Swalwell, né le 16 novembre 1980, représentait depuis le 3 janvier 2013 le 14e district de Californie soit sept mandats consécutifs. Accusé par quatre femmes d’agression sexuelle, de harcèlement et de viol, accusations qu’il nie, sa démission a pris effet à 14 h, heure de Washington. Gonzales, né le 10 octobre 1980, représentait depuis le 3 janvier 2021 le 23e district du Texas, pour un troisième mandat. Il avait reconnu une liaison avec une collaboratrice décédée par suicide ; une deuxième ancienne employée l’a accusé de lui avoir adressé des messages à caractère sexuel explicite.

Les deux élus ont évité ainsi le déshonneur public d’un vote d’expulsion en séance plénière, procédure dont seulement six membres du Congrès ont fait l’objet dans toute l’histoire des États-Unis. Leurs démissions mettent fin de facto aux enquêtes internes, le Comité d’éthique n’ayant juridiction que sur les élus en exercice. Des poursuites judiciaires peuvent néanmoins se poursuivre : le parquet de Manhattan a ouvert une enquête sur Swalwell pour des faits allégués commis à New York.

L’attention se tourne désormais vers deux autres représentants de Floride. Sheila Cherfilus-McCormick, démocrate née le 25 janvier 1979, siège depuis le 11 janvier 2022 dans le 20e district, d’abord à l’issue d’une élection spéciale, puis réélue en 2022 et 2024, soit un troisième mandat politique. Un panel bipartisan l’a reconnue coupable de vingt-cinq violations du règlement de la Chambre, principalement liées au détournement présumé de cinq millions de dollars de fonds fédéraux d’aide aux sinistrés au profit de sa campagne de 2021. Le Comité d’éthique tiendra une audience publique le 21 avril pour déterminer les sanctions à recommander à la Chambre. L’élue a indiqué qu’elle ne comptait pas démissionner.

Cory Mills, républicain né le 13 juillet 1980, représente depuis le 3 janvier 2023 le 7e district de Floride, pour un deuxième mandat en cours. Son dossier, moins avancé, fait l’objet d’une enquête portant sur des profits présumés tirés de contrats de défense durant son mandat, des allégations de violence dans ses relations personnelles, et des accusations d’exagération de son service militaire. Le président de la Chambre, Mike Johnson, a dit s’attendre à ce que l’expulsion de Cherfilus-McCormick fasse consensus, tout en se montrant plus réservé sur le cas Mills.

Ces quatre dossiers simultanés alimentent les appels à une réforme des mécanismes disciplinaires du Congrès, jugés trop lents face aux manquements graves à l’intégrité des élus.

LIRE AUSSI

Leave a Comment

PressLakay