HAÏTI-POLITIQUE-ÉLECTIONS-SÉCURITÉ : le CEP rencontre la Force de répression des gangs en vue des prochaines élections

Le directeur exécutif du CEP, Uder Antoine (au centre, en costume sombre), aux côtés du directeur politique de la Force de répression des gangs, Lavoi Beppe (cravate bleue), et des membres du Conseil électoral provisoire, lors de la réunion de travail sur la sécurisation des prochaines élections générales en Haïti, le 4 mai 2026.

PORT-AU-PRINCE, 4 mai 2026 (Presslakay) — Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé la tenue d’une réunion de travail avec le directeur politique de la Force de répression des gangs (FRG), dans le cadre des préparatifs des prochaines élections générales en Haïti, selon une note de presse publiée lundi.

La rencontre a réuni les représentants du CEP, son directeur exécutif Uder Antoine, et Lavoi Beppe, directeur politique de la FRG. Elle visait à évaluer le rôle de cette structure dans la création d’un environnement sécuritaire favorable à la tenue des scrutins.

Selon le CEP, cette réunion a permis à l’institution électorale de mieux cerner la mission de la FRG, notamment son rôle dans l’établissement des conditions de sécurité jugées nécessaires à l’organisation du processus électoral. La sécurité demeure l’un des principaux défis à relever, alors que plusieurs zones du pays restent sous forte pression des groupes armés.

Dans sa note, le CEP affirme son engagement à œuvrer pour l’organisation d’élections que l’institution qualifie de « démocratiques, inclusives, justes et équitables », conformément aux principes républicains et aux attentes de la population.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes incertitudes liées à la sécurité, à la logistique, au financement et à la participation des citoyens dans les zones les plus affectées par la violence, alors que les autorités électorales tentent d’avancer dans leurs préparatifs.

Pour le CEP, la sécurisation du territoire apparaît désormais comme une condition centrale de la relance électorale. Reste à savoir si la Force de répression des gangs pourra effectivement contribuer à créer les conditions minimales permettant aux Haïtiens de retourner aux urnes.

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