Hartford (Connecticut), 29 juillet 2026 (Presslakay) — Le gouverneur du Connecticut, Ned Lamont, a soumis à l’Assemblée générale de l’État une demande visant à mobiliser 5 millions de dollars afin d’apporter une aide d’urgence aux résidents affectés par la fin du Statut de protection temporaire (TPS), notamment les ressortissants haïtiens et syriens établis dans l’État.
Selon un communiqué officiel du bureau du gouverneur, ces fonds proviendraient du Federal Cuts Response Fund et seraient administrés par le Département des services sociaux du Connecticut, en collaboration avec des agences spécialisées dans l’accueil des réfugiés et des immigrants. L’objectif est d’offrir un soutien financier temporaire aux personnes ayant perdu leur autorisation de travail à la suite de la fin du TPS et qui ne sont pas admissibles aux prestations de chômage.
Il s’agit de la cinquième demande soumise par l’administration Lamont depuis la création de ce fonds d’urgence fin 2025. Conformément à la loi encadrant ce mécanisme, les six chefs de file bipartisans de l’Assemblée disposent de 24 heures pour s’opposer à cette allocation avant qu’elle ne soit finalisée. Des élus républicains ont d’ores et déjà réclamé la tenue d’un vote public sur ce plan.
D’après les données fédérales, environ 5 000 bénéficiaires haïtiens du TPS vivent actuellement dans le Connecticut, sur un total national estimé à plus de 300 000 personnes concernées par la fin du programme. Cette révocation fait suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis, rendue le 25 juin 2026, autorisant l’administration Trump à poursuivre la fin du TPS pour les ressortissants haïtiens et syriens.
Le gouverneur Lamont a souligné que cette aide vise à atténuer les conséquences économiques immédiates pour les familles concernées, sans pouvoir modifier la politique fédérale d’immigration ni rétablir les statuts ou permis de travail expirés.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de fortes inquiétudes au sein de la diaspora haïtienne, plusieurs organisations communautaires et syndicales ayant récemment alerté sur l’impact de la fin du TPS pour les travailleurs et leurs familles dans l’État.