Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a informé, ce vendredi 14 novembre 2025, qu’il a remis à l’Exécutif le projet de décret électoral ainsi que le calendrier des prochaines élections.
C’est une nouvelle étape franchie en ce qui a trait à l’organisation des élections libres en Haïti. Alors que des doutes persistent encore sur l’organisation du scrutin dans la nation francophone des Caraïbes, minée par l’insécurité persistante et une situation humanitaire alarmante, le Conseil Électoral Provisoire (CEP), organe chargé d’organiser les élections, avance pas à pas. Il vient de remettre à l’Exécutif le projet de décret électoral ainsi que le calendrier des prochaines élections.
« Nous informons la population, les partis politiques, les organisations de la société civile et la presse que nous avons remis à l’Exécutif le document de projet de Décret ainsi que le calendrier des prochaines élections » a écrit l’organisme gouvernemental chargé d’organiser le scrutin.
Parallèlement, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a souligné que l’exécution du calendrier électoral dépend de la publication du décret électoral dans les délais impartis, d’un climat sécuritaire acceptable, de la disponibilité des moyens financiers nécessaires à la conduite du processus et de la continuité des actions déjà initiées.
Alors que la fin du mandat du gouvernement de transition avance à grand pas, la communauté internationale, particulièrement les États-Unis, appelle les responsables à organiser au plus vite les élections pour rétablir l’ordre démocratique en Haïti. Cependant, la crise sécuritaire n’est toujours pas résolue alors que la structure présidentielle avait pour mission de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Face à cette situation qui continue à dégénérer dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans certaines villes de province, plus d’un doutent encore de l’organisation du scrutin dans la nation francophone des Caraïbes. C’est la raison pour laquelle des acteurs de la scène politique s’entretiennent afin de trouver un accord pour éviter un vide politique au lendemain du 7 février 2026, date fixée pour la fin de la transition.