Sept des neuf membres du CEP prêtent serment sur fond de crise persistante

Sept des neuf membres du CEP prêtent serment sur fond de crise persistante

Alors que la crise multidimensionnelle persiste en Haïti et que les autorités concernées n’ont toujours pas trouvé les bonnes formules pour y remédier, un Conseil Électoral Provisoire de sept membres sur neuf a été installé, ce vendredi 18 octobre 2024, pour entreprendre les démarches visant à organiser les élections dans le pays.

Malgré le fait que la nouvelle structure électorale mise sur pied par les autorités demeure incomplète à cause des conflits internes au niveau des secteurs des droits humains et des femmes, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a été installé ce vendredi. Si dans un premier temps, la cérémonie de prestation de serment avait été programmé à la Cour de Cassation, au Champ de Mars, c’est finalement à l’École de la Magistrature, sur la Route de Frères, qu’elle a eu lieu en raison des violences perpétrées par les gangs armés au centre-ville.

Jacceus Joseph, représentant du secteur paysan ; Schnaïda Adely, membre du secteur vaudou ; Nemrod Sanon représentant du secteur syndical ; Florence Mathieu, du secteur universitaire ; Patrick Saint-Hilaire (secteur catholique), Jacques Desrosiers (secteur de la presse) et Peterson Pierre-Louis (secteur protestant) sont les personnalités ayant prêté serment comme membre du CEP, en présence des conseillers présidents et le chef du gouvernement.

L’installation du panel électoral survient deux jours après qu’une délégation américaine, conduite par le premier conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, Jon Finer, s’était rendue dans la capitale haïtienne pour s’entretenir avec les membres du Conseil Présidentiel de transition et le chef du gouvernement pris dans un bras de fer qui fragilise la transition politique.

Le responsable américain avait exhorté les Conseillers présidents à installer au plus vite le Conseil Électoral Provisoire (CEP). C’est ce qui peut expliquer sa prestation de serment malgré le manque flagrant de deux membres : ceux du secteur des droits humains et des femmes.

Il faut rappeler que malgré les délais accordés par le CPT à ces secteurs retardataires pour désigner leurs membres à la structure appelée à organiser les prochaines élections dans le pays, ces derniers n’ont jamais pu aboutir à un consensus en leur sein pour fournir leur personnalité.

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