Lors d’un conseil des ministres présidé par le coordonnateur du Conseil Présidentiel de transition, Edgar Leblanc Fils, mercredi 18 septembre 2024, le gouvernement a créé la Commission Vérité, Justice, Réparation (CVJR). Une structure ayant pour mission entre autres de documenter les crimes commis par les gangs armés afin de formuler des recommandations.
Afin d’assurer la poursuite de la mise en application de sa politique gouvernementale, le Conseil Présidentiel de transition a tenu ce mercredi un conseil des ministres. La séance régulière a été présidé par le Coordonnateur du Collège Présidentiel, Edgard Leblanc Fils, accompagné des Conseillers Présidentiels Smith Augustin, Louis Gérald Gilles, Fritz Alphonse Jean, Lesly Voltaire, Frinel Joseph, Emmanuel Vertilaire, et du Premier Ministre, Dr Garry Conille, ainsi que des membres du gouvernement.
Dans un contexte où des grands défis sont attendus, les responsables ont abordé plusieurs axes de la feuille de route de la transition notamment la formation du Conseil Électoral Provisoire (CEP) ; la création de la Commission Vérité, Justice, Réparation (CVJR) ; la nomination d’un Directeur général du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) ; la nomination du Directeur Général de l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) ; etc.
N’allant pas par quatre chemins, le conseil des ministres a adopté l’arrêté portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Vérité, Justice, Réparation (CVJR). Une structure mise sur pied pour documenter les exactions commises par les bandes criminelles sur tout le territoire national et formuler des recommandations au gouvernement de transition.
Père Gardy Maisonneuve, Président ; Mme Marie Esther Felix, Membre ; Me. Renan Hedouville, Membre ; Mme Marie Elise Brisson Gélin, Membre ; M. Ocinjac Benjamin, Membre ; Mme Marie Yanick Mezile Lherisson, Membre ; M. Paul Rachel A. Cadet, Membre ; constituent les membres de ladite Commission. Leurs noms seront publiés sous peu au journal officiel Le Moniteur.
Il faut souligner que la création de l’organisme chargé de documenter les crimes commis par les gangs, d’identifier les responsables, et de proposer des réparations pour les victimes survient dans un contexte où le pays fait face à une spirale de violences perpétrées par les bandes criminelles surtout dans la région métropolitaine. La mise sur pied de la structure survient également dans un contexte où la justice haïtienne est quasi dysfonctionnelle, discréditée et vivement critiquée.
En raison des exactions des bandits criminels, des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles pour se rendre dans des villes de province plus sûre ou dans un centre d’hébergement provisoire dans la capitale. C’est dans cet atmosphère que la Commission, Vérité, Justice, Réparation (CVJR) est appelée à travailler pour que lumière et justice soient faites en ce qui concerne les crimes commis dans le pays miné par la violence des gangs.
Il faut aussi noter que l’insécurité qui persiste un peu partout sur le territoire national a aggravé la crise humanitaire à laquelle fait face le pays, plongeant ainsi plus de la moitié de la population dans l’insécurité alimentaire, selon les dernières estimations des organismes des Nations Unies.
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