Sécurité | Himmler Rébu prend position par rapport à la formation du CNS

Himmler Rébu politicien haïtien

Environ deux semaines après la formation du Conseil National de Sécurité, le lieutenant-colonel des FAD’H, Himmler Rébu a pris position par rapport à cette démarche du gouvernement, à travers l’Accord du 3 Avril, visant à coordonner les opérations de grande envergure.

Après plusieurs mois de tractations politiques, le Conseil National de Sécurité (CNS) est désormais formé. Il s’agit d’un organisme formé d’experts nationaux, de professionnels de la diaspora et d’autres personnalités compétentes en matière de sécurité choisies par le Pouvoir Exécutif, selon ce qu’on peut lire dans l’article 4 portant formation de la structure appelée à prendre des décisions majeures en ce qui concerne la sécurité nationale.

Fidèle à lui-même en ce qui concerne les questions liées à la sécurité, le lieutenant-colonel des Forces Armées d’Haïti, Himmler Rébu s’est positionné par rapport à la formation du Conseil National de Sécurité. Selon l’Ancien Commandant des forces spéciales haïtiennes, le CNS ne peut être un assemblage d’experts voire de professionnels de la diaspora et, même « d’autres personnalités ».

“Je regrette, le Conseil National de Sécurité d’un pays n’est pas un assemblage d’experts voire de professionnels de la diaspora et, même d’autres personnalités. NON.” a-t-il écrit dans lettre ouverte adressée au Coordonnateur du Conseil Présidentiel de transition, Leslie Voltaire, et au Premier Ministre, Alix Didier Fils-Aimé.

D’après l’ancien Secrétaire d’état à la sécurité publique, le Conseil National de Sécurité d’un pays est une instance hautement intime, particulièrement politique, fondamentalement stratégique, gardienne des plus hauts secrets de la République.

“Même, ce ne sont pas tous les membres du gouvernement qui ont accès à ses travaux et dossiers.” a-t-il tranché.

Parallèlement, M. Rébu dit reconnaître l’évidence que les principaux responsables politiques siégeant au CNS doivent être alimentés par des experts de la question. Selon lui, ces derniers se retrouvent obligatoirement dans des institutions régaliennes responsables des divers paliers sectoriels de la sécurité.

“Par exemple le Ministre de L’Intérieur a les dossiers de la police, de la sécurité intérieure et des services de la sécurité extérieure de l’état. Le ministre de la Défense celui des Forces Armées, de l’intelligence et du contre-intelligence. À eux deux et par des services différents, ils couvrent des activités allant de l’espionnage commercial, scientifique et militaire aux services secrets chargés des opérations spéciales.” a indiqué l’ancien haut fonctionnaire des FAD’H.

Par ailleurs, l’ancien instructeur et directeur des études à l’Académie Militaire d’Haïti a soutenu que la procédure en ce qui concerne la formation du CNS appliquerait mieux à la formation du secrétariat appelé à assister l’organisme dans ses travaux.

“A l’article 6 de l’arrêté il est prévu un secrétariat qui assiste le CNS dans ses travaux. C’est « peut-être » là que je comprendrais cet aréopage d’experts agissant à l’intérieur et sur des dossiers liés à la sécurité d’une nation.” a-t-il écrit dans sa lettre adressée aux responsables haïtiens.

M. Rébu a conclu que tous les experts pouvant être entendus au Conseil National de Sécurité (CNS) ne peuvent être que des membres des institutions républicaines de la sécurité de l’État comme le Directeur du renseignement, le directeur de la surveillance du territoire, l’état-major de la PNH, l’état-major des FAd’H, le directeur de l’intelligence nationale, le directeur des services spéciaux; dans le cas d’Haïti le directeur des douanes de la République.

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